Mon petit gars, tu ne peux plus te cacher en-dessous de ma jupe

crying little boy with mother

Je sais, beaucoup de gens me le disent, je crois que je t’ai gardé trop longtemps dans ta bulle, trop longtemps dans mes bras, trop longtemps dans le porte-bébé, trop longtemps dans mon lit. Mais jamais trop longtemps dans mon cœur.

Je sais, ils me le disent aussi, que j’aurais dû te laisser pleurer, savoir pister les caprices et te forcer à découvrir ton monde loin des bras de maman. Que ce n’est pas grave si tu manges un peu de bouette, que tu te pètes la face ou qu’un ami te fasse de la peine à l’occasion. Mais je t’aime tellement et je voudrais que tu restes mon petit bébé pour toujours, à jamais dans mes bras, mon amour.

Tu grandis et force est d’admettre que je crois que je t’ai aimé un peu trop. Je t’ai materné plus qu’il ne faut et je t’ai nui. Oui, parfois ça nuit d’aimer trop.

Tu as peur de tout si je ne suis pas là, comme si, sans moi, ton courage n’existait pas. Tu refuses d’avancer vers une nouveauté et tu figes de peur instantanément devant ce que tu ne connais pas. Tu te réfugies entre mes jambes dans mes bras, tu te caches là et tu fuis.

Mais tu sais mon petit bonhomme, tu ne pourras pas toujours faire ça. Au début, j’essayais de comprendre, j’essayais de mettre tes refus sur le compte de ton anxiété grandissante. On baissait les bras tous les deux et on se faisait des câlins. Je me disais que ce n’était pas de ta faute, que c’est ta personnalité et c’est comme ça. Après tout, ne suis-je pas anxieuse moi-même ? Tu vois, ce n’est pas de ta faute, c’est de la mienne. Je te l’ai transmise.

Mais ça suffit. Il faut casser ça parce je ne veux pas que tu passes ta vie à avoir peur. Je ne veux pas que tu renonces à tes rêves faute d’avoir confiance dans le monde qui t’entoure. Je veux que tu fonces dans la vie, que tu te rendes loin et que tu sois fier de toi.

Je le comprends, maintenant, que ce n’est pas en me reposant sur ton diagnostic d’anxiété que je vais t’aider à cesser  d’en être victime. À trop jouer à la victime, on le devient. Maintenant, il faut que ça cesse.

Je te promets de ne pas te garrocher dans la vie, de ne pas te traumatiser.

Ce que je te promets, c’est de t’accompagner dans tes peurs pour que tu les transformes en réussites. Je serai là, tout près de toi, et je m’éloignerai petit à petit pour que tu comprennes que même sans maman, surtout sans maman, tu es capable de bien des affaires.

On ira, pas à pas, vers tes peurs appréhensions. Ensemble, on en discutera et on les combattra. Tu vas voir, tout va bien aller.

Let’s go mon petit bonhomme, la vie t’appartient, à toi de la prendre en main.

Margaux MacKay
MARGAUX MACKAY

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