La joie des partys post-bébé

hangover woman

Que tu aies été ou non une grande party girl durant tes années de célibataire sans enfants, tu apprécies sans doute ces petits rassemblements entre amis, plus ou moins occasionnels, qui te permettent de lâcher ton fou et de t’éclater. Tu n’es pas sans avoir remarqué, cependant, qu’après être devenu parents, les petites fêtes évoluent et se présentent habituellement en deux genres bien distincts :

Le ‘’Avec enfants’’

C’est pas mal le chaos personnifié. Ça commence tôt, genre 16h00. Les adultes jasent pendant que les enfants foutent le bordel le plus total dans la salle de jeu du sous-sol. Un moment donné, on essaie de faire manger les petits. Ça donne une tablée d’une douzaine de deux à dix ans entourée d’au moins six mamans qui négocient des nombres de bouchées, versent du lait, et se réconfortent en se disant qu’au moins ils ont mangé  un peu de fromage avec leurs chips, (party = lâcher-prise!). Après cette course folle, vous assoyez les enfants devant un film avec un plat de pop-corn plus gros que le garage, avec l’espoir fou de pouvoir profiter d’un souper relaxe, entre adultes. Des fois ça marche, des fois non. Un party avec enfants, c’est aussi synonyme de conversations interrompues pour changer une couche ou gérer une chicane, de bouteilles de bières qui côtoient des bouteilles de lait sur le comptoir, et de chambres à coucher réquisitionnées par des parcs dans lesquels aucun enfant ne voudra jamais vraiment s’endormir. Au final, tu traînes ta marmaille épuisée dans l’char vers 21h30 (gros max), avec la broue dans l’toupet, mais en te disant que c’était ben l’fun et qu’il faudrait faire ça plus souvent.

Le ‘’Sans enfants’’

Il y a de ces fois où, par miracle, les astres s’alignent, la lune entre en Verseau, il pleut des trèfles à quatre feuilles, et toute la gang réussit à trouver une gardienne. En. Même. Temps. Le tout commence avec des allures très « adulte » : un long souper fancy et un bon verre de rouge. Tu ne sais pas trop à quel moment au juste ça dérape. Mais à quelque part dans la veillée, la frénésie de la liberté s’empare de vous, et ça finit immanquablement par des shooters décapants, du beer-pong, des selfies douteux et des filles qui dansent dans le salon sur des hits des années 80. Tu es entourée d’amour, tu sais que ta marmaille est en sécurité et que tu pourras dormir un peu demain. Vers minuit et demi, un brin enivrée d’alcool, ou peut-être simplement de rires et de bonne humeur, tu te surprends à penser : « Ce soir, j’ai dix-huit ans! ». Et tu te sens prête à continuer toute la nuit. Ça se pourrait que demain tu penses plutôt : « Calvaire,  j’ai soixante-quinze ans! », mais pour l’instant ton esprit a complètement occulté cette possibilité, pis c’est tant mieux! Enjoy ton party, fille, demain est un autre jour!

Clairement, nos partys de parents sont plus rares et différents des partys d’avant, mais raison de plus pour les apprécier davantage. Fait que une fois de temps en temps, pile sur ta fatigue, oublie l’idée de te coucher à 21h00 et pense à dire oui aux invitations ou à créer toi-même les occasions pour te lâcher lousse entre amis! On oublie parfois à quel point ça fait du bien, et même si les lendemains sont un peu plus pénibles, rappelle-toi qu’on aura en masse le temps de dormir quand on sera morts!

Mélissa Brassard
MÉLISSA BRASSARD

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