À toi, mon amour, qui n’aime pas mes enfants

mother daughter and man playing with ball

Mon amour,

Suite à ma séparation, quand est venu le moment de rencontrer quelqu’un, je rêvais toujours de la famille idéale. La parfaite petite famille recomposée gambadant main dans la main. J’avais vraiment envie de reconstruire ce qui venait de se briser dans ma vie, une famille. Je voyais mes matins lumineux entourés de mes enfants et de l’amour de ma vie à table, tout le monde souriant et s’aimant. L’harmonie serait de mise dans la maison, on pourrait s’amuser à faire des voyages tout le monde ensemble, à reconstruire un monde à nous seuls.

En te rencontrant, j’ai enfin cru que je goûtais au bonheur. On passait tout notre temps ensemble, on partageait les mêmes passions et les mêmes valeurs. Mais tu n’aimais pas mes enfants. Et tu ne les aimes toujours pas.

J’ai beau essayer de comprendre le pourquoi du comment, tu n’y arrives pas. Tu n’arrives pas à accepter cette présence entre nous deux. Ce n’est pas de la méchanceté; c’est simplement de l’indifférence. Tu fais semblant devant les autres, tu joues au parent aimant, mais tu ne ressens aucun amour ni aucun attachement pour eux. Tu ne ressens pas le besoin de les emmener en voyage, de leur faire voir du pays, de les serrer dans tes bras, de leur raconter une histoire le soir, de passer du temps avec eux. Pour toi, ils ne sont qu’un mal nécessaire à notre histoire.

Parfois, j’en viens à me demander si ce n’est pas de la jalousie. La jalousie de devoir partager mon temps, mon attention.

À force de ne pas les aimer, eux non plus ne t’aiment pas. Ils ont pourtant essayé d’être de bons enfants, de te montrer leurs qualités, leurs petits côtés taquins, de t’attendrir. Mais rien à faire. Tu les mets toujours de côté, tu les délaisses, tu fais sans cesse des plans pour nous, mais c’est toujours sans eux. Ils ne font pas partie de ton équation. Comment pourrais-je continuer à aimer quelqu’un qui n’aime pas la plus grande partie de moi-même ? Car en les détestant ne serait-ce qu’un peu, c’est  beaucoup de moi que tu détestes; on est comme un package, on vient en groupe.

Mon amour, je t’aime, mais tu vas devoir faire un choix. Le choix d’ouvrir ton cœur, de laisser un peu de place aux autres, le choix d’être présent et aimant ou de quitter. De refaire ta vie avec quelqu’un qui saura te donner toute l’attention que tu désires, qui ne mettra rien ni personne en travers de ta route.

Mon amour, je t’aime, mais j’aime mes enfants encore plus que je ne t’aimerai jamais alors tu risques de tout perdre.

À mieux les connaître et les aimer, tu risques de tout gagner. De l’amour en paquet de trois, c’est encore mieux qu’un seul, tu ne trouves pas ?

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

Une réflexion sur “À toi, mon amour, qui n’aime pas mes enfants

  1. Louison Tremblay Répondre

    L’amour, ça ne se commande pas. Je pense en effet qu’il va falloir passer au suivant. Pour un parent, son enfant est merveilleux, pour un étranger, pas nécessairement. Le chum a un rôle ingrat, il n’est pas le parent et ne le sera jamais. Il les trouve peut-être mal élevés, tes si merveilleux enfants. Des fois, ça clique entre l’enfant du conjoint et le chum, des fois, non.

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