Pourquoi je déteste faire l’épicerie

shopping cart supermarket

Faire l’épicerie, c’est vraiment l’activité que je déteste le plus au monde. Pourquoi ? Comme la majorité des parents qui travaillent quarante heures par semaine sur un horaire de jour, je me retrouve à faire l’épicerie en même temps que 90% de la population.  Je te le dis, je peux facilement chialer intérieurement tout au long de cette belle aventure. Voici donc les quatre plus grands irritants d’un périple à l’épicerie.

#1  Le stationnement

C’est le cauchemar de l’épicerie. Avant même d’être entrée, t’as déjà envie de sacrer ton camp. Les paniers traînent à travers les autos pis le monde s’arrêtent pendant dix minutes en plein milieu de la place pour finalement voler un parking à un autre. Y’a aussi ceux qui prennent l’espace de circulation pour une piste de course, ceux qui prennent deux espaces rien que pour eux pour pas se faire égratigner leur char pis y’a ceux qui te suivent en auto pendant que tu pousses ton panier pour voir si ton espace de stationnement va être assez proche de la porte pour eux. Pis si t’as le malheur de devoir sortir de ton parking à reculons, tu peux t’attendre à faire ton shift un bon vingt minutes avant que quelqu’un daigne te laisser sortir.

#2  Les dégustations de produits

Se retrouver devant les madames qui te font déguster les produits en rabais, c’est un peu comme se retrouver devant un vendeur de carte de crédit : tu te sens cheap si t’arrêtes pas pour y goûter, mais tu te sens encore plus cheap quand tu ne repars pas avec le produit après y avoir goûté. Tu ne veux surtout pas insulter la petite madame qui a cuisiné ce beau plat avec amour, mais en tant que mère de famille, t’as pas le temps, toi, de cuisiner ça le mardi soir une truite pochée fumée au poivre d’agar-agar avec sauté de topinambours dans un court-bouillon… Ben non, sorry, ça va être du macaroni à la viande mardi soir.

#3  Les caissières

Des fois, t’as la chance de tomber sur une caissière super sympathique qui fait des blagues et tu as droit à un beau sourire. Mais, plus souvent qu’autrement, t’as l’impression de tomber sur la blasée, celle qui a foutrement pas envie d’être là. Écoute fille, je comprends ben que t’as pas du gros fun noir pis que t’aimerais peut-être ça être ailleurs, mais on est deux alors rends-nous ça un peu plus agréable s’il vous plaît.

#4  Les emballeurs

Quand t’es seule pour faire ton épicerie, ce serait ben le fun que les emballeurs te fassent pas des sacs à la Hugo Girard. Parce que la vérité, c’est que tu t’en fous de devoir faire trois voyages pour rentrer tes sacs, t’as juste pas envie de te faire étirer l’ensemble des phalanges de la main en en soulevant un seul. Ah pis, je ne sais pas si on doit encore le mentionner en 2017, mais une canne de conserve, ça ne va pas par-dessus un pain tranché.

Mais bon, je vais y retourner quand même, c’est comme une fatalité de la vie : on doit se nourrir. Mais si tu me croises un mardi soir en pyjama à 9h15 dans l’allée des vins, ne sois pas surprise; j’aime ça avoir la paix quand je fais mon épicerie.

Audrey Latour
AUDREY LATOUR/td>

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *