Les 5 différences entre ta première et ta deuxième grossesse

pregnant woman with kid

« Ah, c’est ton premier? Profites-en, c’est tellement magique! », t’a-t-on dit et redit au cours de ta première grossesse. Ce qui avait le don de susciter un certain agacement que tu dissimulais tant bien que mal derrière un rictus crispé à l’attention de ton interlocuteur.

Mais maintenant que t’en es plus à ta première grossesse, force est d’admettre que ton vécu est vraiment complètement différent quand tu attends ton deuxième, troisième, ou dixième enfant.

#1  Ton intérêt pour le phénomène

À ta première grossesse, tu avais downloadé quantités d’applications qui te fournissaient des infos détaillées sur le développement de ton fœtus et te renseignaient sur les 2346 symptômes que tu étais susceptible d’éprouver. Ou pas. Bien avant d’avoir informé ton entourage et qu’on puisse deviner la nature de ton état, tu avais cette conscience d’être enceinte qui ne te quittait jamais. Tu en rêvais la nuit, tu y pensais en permanence, tu angoissais sur tous les trucs qui auraient pu mal tourner, tu menais de longues recherches sans fin sur la toile au moindre écoulement vaginal suspect. En bref, tu étais fascinée et obnubilée par ce qui se passait en toi.

À partir de ta deuxième grossesse, ton intérêt pour le phénomène a diminué drastiquement. Il faut dire que ton esprit n’était plus vraiment aussi libre qu’avant pour penser à ce qui t’arrivait. T’en oubliais même ton état, et tu te retrouvais choquée face à ton énorme bedaine reflétée par une vitrine alors que t’étais en train de courser ton trotteur qui partait à l’aventure, un cornet de glace dégoulinant à la main.

Et puis tu connaissais par cœur tout ce qui était en train de t’arriver : les trois trimestres et les symptômes qui vont avec, les visites chez le gynécologue (pipi-pesée-prise de sang-échographie), les joies de l’enfantement. T’étais pas franchement inconsolable d’avoir le droit de sauter les cours de préparation à l’accouchement.

#2  L’intérêt de ton entourage pour le phénomène

Il n’y a pas que toi que ta première grossesse passionnait. Tes parents se sont montrés particulièrement à l’écoute et souvent inquiets de ta santé et de ton état, en particulier s’ils devenaient eux-mêmes grands-parents pour la première fois. Ton homme était aux petits soins, se proposait spontanément pour un massage de pieds, se refusait à ce que tu déplaces quoi que ce soit de lourd. Tes copines-pas-encore-mamans te posaient plein de questions sur ton état et tes symptômes.

L’intérêt de tout ce petit monde a chuté drastiquement pour ton deuxième. Tes parents savaient que t’étais capable de gérer le truc, ton mari trouvait qu’il était déjà suffisamment sollicité pour s’occuper du grand, tes copines étaient devenues mamans entre-temps et avaient d’autres chats à fouetter.

#3  Ta fatigue

Ce que tu as pu te plaindre d’être fatiguée lors de ta première grossesse! Si seulement tu avais anticipé que tu expérimenterais la même fatigue en ayant un terrible two dans les pattes, t’aurais ravalé tes plaintes et serré les dents. La fatigue que l’on vit quand on attend un deuxième bébé n’est juste pas comparable à la fatigue de la première grossesse. Tout simplement parce que tu ne te reposes jamais à partir du moment où tu as déjà un, voire DES enfants.

#4  Ton respect des interdits alimentaires et autres consignes de sécurité

Toi qui connaissais par cœur la longue liste des aliments non recommandés, ton respect des recommandations concernant les comportements « à risque » a quelque peu diminué lors de ta deuxième grossesse. Étant déjà passée par là, tu étais globalement moins anxieuse, voilà tout. Tu n’as plus hésité longuement avant de t’autoriser un comprimé de paracétamol (soit dit en passant le seul antidouleur autorisé pendant la grossesse) pour soulager ton dos endolori. Tu l’avoues, il t’est même arrivé parfois de craquer pour de la charcuterie et un morceau de fromage au lait cru. Éviter de porter des charges lourdes? C’est sûr qu’il est super léger, ton petit trotteur qui réclame sans arrêt les bras de sa maman…

#5  Tes anticipations

Le choix du prénom de ton aîné était établi à peine on t’a annoncé son sexe lors de l’échographie du quatrième mois. Sa chambre était prête et ses habits classés par couleur et par taille deux mois avant sa naissance. Pour ton deuxième, l’anticipation a laissé sa place à la procrastination et à l’improvisation. Et tout s’est passé comme sur des roulettes.

Maman Louise
MAMAN LOUISE

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