Ton maudit poids

angry woman with scale

Avant ton premier, tu avais pris trente livres en trois ans et tu mettais ça sur le dos de l’amour. C’est ça qui disent non? Que si une femme est heureuse en amour, elle engraisse. Ben oui, c’est ben le fun au début, mais quand tu mesures cinq pieds à peine et que tu es plus proche du deux cents que du cent, c’est moins drôle. Certains jours, tu te regardes dans le miroir et tu pleures et tu te jures que tu vas tout faire pour te reprendre en main et éloigner le démon de la nourriture de ton abdomen. Mais y’a d’autres jours où tu te trouves cute pis tout à coup, ta belle volonté disparaît et t’en profites pour reprendre ta liaison avec le mal en personne.

Pis quand finalement tu tombes enceinte, tout s’étire et là, maudit que tu te trouves belle. T’as une belle bedaine, tes bourrelets disparaissent sous tes courbes pis maudit que t’es heureuse.

Quand le jour J arrive, c’est la fin du fun. Tu te regardes avec ton nouveau tablier graisseux et tu te dis que ça va passer, que tu viens juste d’accoucher et qu’à la limite tu trouves ça « beau » parce que tu viens de donner la vie. C’est magique, t’sais.

Le piège là-dedans, c’est qu’après quelques semaines mois, tu retrouves ton corps d’avant, mais cette fois-ci, avec plus de mou et de vergetures. Rien pour te rendre plus cute. Pis là, tu déprimes. Tu te dis que tu vas te remettre en forme et manger mieux, mais l’affaire, c’est que ça fait neuf mois que tu ne manges pas ce que tu veux. Tu oscilles donc entre le bien et le mal et penches pour le mal en te demandant comment il serait possible de s’entraîner avec un bébé de toute façon.

Tu te trouves plein de bonnes et de mauvaises raisons de ne rien faire jusqu’au jour où ta famille ne se gêne plus pour te dire que tu es rendue pas mal ronde et que tu devrais te prendre en main. Ça, ça blesse. Ça fait mal. Parce que là, t’es obligée de regarder la vérité en face. Ton IMC ne te dit plus que t’es en surpoids, t’es rendue obèse stade 1.

Aujourd’hui, t’en es peut-être là. Et c’est le temps de te prendre en main. C’est le temps de montrer à tous ceux qui ont douté de tes capacités et de ta volonté, que t’es capable. Que t’es capable de redevenir celle que tu étais, ou du moins, celle que tu veux devenir.

T’es bonne, t’es belle, t’es capable.

Pis tu vas venir à bout de ton maudit poids.

Cindy Longpré
CINDY LONGPRÉ

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