Nous, infertiles

sad couple with pregnancy test

Nous, nos bébés, on ne les fait pas sous la couette. C’est impossible. C’est confirmé. Et j’aime à croire que c’est entièrement accepté. Pourtant une partie de mon subconscient semble s’accrocher à l’idée d’une nature plus forte que tout. À chaque fois que je constate que je suis sur le point d’ovuler, mon cœur manque un battement. Et si nous déjouions la science? Peut-être n’es-tu pas stérile à 100%? Est-ce que les médecins peuvent s’être trompés? Non, c’est impossible… Alors pourquoi ça m’arrive encore d’y penser? Pourquoi un épisode d’indigestion se retrouve toujours classé dans la catégorie « coudonc suis-je enceinte » ? Pourquoi après quelques jours de retard, j’ai (encore et toujours) envie d’aller acheter un test de grossesse? Je ne saurais le dire, et je ne saurais le contrôler…

Nous en voulions tellement des bébés…. Ne serait-ce pas beau de constater qu’un petit être s’est logé dans mon ventre « par accident ». Qu’on en discute longuement et qu’on « garde » cette surprise. Qu’on fasse un  pied-de-nez à la science. Et surtout que tout ne soit pas planifié au quart de tour? On travaille tellement fort pour lâcher prise et être spontanés, mais la facette qui devrait être la plus naturelle de notre vie se retrouve à des kilomètres de là… Tout est calculé, noté, analysé et médicalisé. Je veux pas avoir l’air de me plaindre. Parce qu’au bout du compte, ça fonctionne. Mais il y a des jours comme ça, ou on dirait que j’espère encore que la vie va me surprendre.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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