Le calvaire de la phase du pourquoi en 4 points 

kid ask why

En tant que parents, on a tellement hâte de pouvoir expliquer la vie à notre enfant et lui apprendre le plus de choses possible. Ça, c’est avant qu’il tombe dans sa phase du pourquoi. Au début, tu trouve ça ben cute pis tu te fais un plaisir de lui donner les explications les plus simples et complètes que tu peux. Quand ça fait des mois que tu te fais harceler, c’est soudainement un peu moins cute. On va donc décortiquer ton calvaire en quatre points.

 #1  Le timing

C’est toujours quand t’essaies d’aller aux toilettes tranquille ou quand tu as un téléphone important que ça devient une question de vie ou de mort pour lui de savoir pourquoi les arbres poussent dehors et pas dans la maison. Et non, ça peut clairement pas attendre le temps que tu finisses de monter tes bobettes, c’est là là. Et tant que tu ne réponds pas, il va persister, ce qui nous emmène au prochain point.

 #2  La détermination de l’enfant à avoir sa réponse

Je sais pas si tu as déjà essayé d’ignorer un toddler décidé à avoir une réponse, mais je t’arrête tout de suite pour te dire que c’est impossible. Tu vois, quand c’est le temps de patienter pour son verre de jus, il crie au meurtre parce qu’il ne peut pas attendre, mais lorsque tu décides de faire la sourde oreille, il va avoir la même détermination que toi le vendredi soir à ouvrir ta bouteille de vin. Qui aurait cru qu’il aurait autant de volonté ?! À chaque ‘’mamaaaaaaaan?’’ il va parler un peu plus fort et ce, en répétant jusqu’à ce que tu perdes patience et que tu lui lâches un ‘’QUOI encore?’’.

 #3  Le sujet des questions

T’sais, les enfants, tout le monde sait combien c’est délicat. Surtout quand ils posent des questions. Parfois, tu vas avoir le goût de rentrer dans le plancher avec le sujet des questions qu’il te pose. Pourquoi la madame a des grosses fesses? Pourquoi j’ai des brillants sur le ventre? Pourquoi grand-maman a une moustache comme papa? Je te cacherai pas que y’a pas trente-cinq façons de gérer ça. Soit tu formules une réponse réfléchie, soit tu l’ignores (mais on sait très bien, avec le point 2, que ça ne fonctionnera pas), ou tu fais comme moi et tu réponds ‘’’va demander à papa’’. Désolé chéri!

 #4  La quantité de questions

Finalement, tous les points précédents seraient tolérables, mais le dernier est le pire. Le nombre de questions que tu vas avoir en une journée!!! L’enfer suprême, c’est les voyages en auto. T’sais, comment tu veux qu’il occupe sa peau?  Un petit conseil : investis dans une télé dans l’auto. Ça va te sauver lors des longs voyages. Parce que trois heures juqu’au zoo en interrogatoire ça gruge ta patience pis t’as même pas acheté tes billets encore.

Le pire là-dedans, c’est que le petit n’écoute pas à moitié tes réponses et qu’il rajoute toujours un pourquoi, peu importe ce que tu  lui dis. Alors, ton arme secrète est de répondre par une autre question qui prend l’enfant par surprise : ‘’pourquoi t’as un nez?’’. Cette méthode va t’amener un peu de répit, mais je te garantis qu’il va finir par comprendre le manège et répondre par un ‘’pourquoi t’as des lunettes?’’. Zut. Je crois que rendu là, on n’a pas le choix de se rabattre avec le classique PARCE QUE BON.

Bonne chance là! Pis rappelle-toi, dans quelques années, tu vas t’ennuyer du pourquoi quand la communication avec ton ado va se résumer à quelques grognements.

Maman Ours
MAMAN OURS

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