La maman tortionnaire en 6 points

kid hate vegetables

En tant que maman, tu as le dos large, très large. D’ailleurs, même un éminent neurologue comme Freud l’a affirmé : si à l’âge adulte ton enfant est dysfonctionnel, ce sera uniquement de ta faute à toi, la mère. Sans le savoir, tu es en train de scraper ton enfant. Tu le tortures quotidiennement. Je te le dis, si tu avais vécu dans le temps de l’Inquisition, on t’aurait engagée sur-le-champ comme bourreau. Et tu aurais eu une longue carrière florissante. Voici ce que tu fais. Et ce que nous faisons toutes aussi.

#1  Tu forces ton enfant à manger des légumes

Ton enfant s’en fiche que ce soit bon pour la santé. Il n’en veut pas, il n’aime pas ça. Et même si tu t’efforces par toutes sortes de stratagèmes tous plus subtils les uns que les autres de lui camoufler des légumes dans son assiette, sois assurée qu’il les découvrira malgré tout.

#2  Tu lui mets de la crème solaire

Tu es en manque d’émotions fortes ? Si tu veux vivre une expérience exotique et dépaysante sans quitter ton patelin, tu n’as qu’à essayer de mettre de la crème solaire à ton toddler. Tu ressentiras la même bouffée d’adrénaline qui si tu luttais avec un crocodile. Tu seras épuisée, mais fière de toi après avoir réussi cet exploit.

#3  Tu soignes ses petits bobos

Si tu dois administrer les premiers soins à ton bambin, lui retirer une écharde par exemple (Dieu t’en préserve !), ou tout simplement nettoyer une plaie, je te conseille amicalement de rentrer chez toi, de fermer les portes et les fenêtres, peut-être même les rideaux, au cas où quelqu’un se présenterait à l’improviste, et de te préparer au combat. Idéalement, demande l’aide de quelqu’un pour immobiliser ton petit, tout en te préparant mentalement à ce que tes oreilles silent pour les prochaines vingt-quatre heures sous l’effet des cris stridents que ton enfant poussera. Avise aussi ton helper, qui aura la tâche ingrate de tenir ton enfant, que le précieux fruit de tes entrailles se comportera comme s’il était possédé et que sa force décuplera, ce qui veut dire que ton aide recevra probablement un bon coup de tête dans le ventre comme récompense de son dur labeur.

#4  Tu limites son temps de télévision

Même si tous les parents au monde bénissent l’inventeur de la télévision, tu ne peux malheureusement pas laisser ton enfant passer toutes ses journées devant la télé. Tu dois te montrer ferme et envoyer ton enfant jouer dehors, sous peine de le voir se transformer en zombie sans personnalité au fil des jours. Un : « Bon là, c’est assez la télé ! Joue à autre chose ! » ne sera sûrement pas suffisant. Tu devras physiquement aller fermer la télé et cacher les télécommandes. Attends-toi toutefois à des remarques du genre : « T’es pas belle, t’es pas fine et je t’aime pas ! ». Eh oui. Il n’y a rien de plus reconnaissant qu’un enfant, c’est bien connu.

#5  Tu lui brosses les dents

Ce sera une bataille de tous les instants. Dès le moment où poussera sa première petite dent, tu devras tenir ton bout et brosser les dents de ton petit chérubin. Tu passeras au moins deux brosses à dents par mois car il ne fera que croquer la brosse et téter la pâte à dents. Quand il sera plus vieux, dis-lui que s’il ne se brosse pas les dents, des bibittes risquent de creuser des trous dans ses dents. Tu verras, c’est très efficace. Avec quelques beaux cauchemars en prime.

#6  Tu utilises le mouche-bébé

Je pense que c’est l’instrument de torture à l’état pur pour un enfant. Tout d’abord, sache que RIEN de ce que tu diras ou feras ne rendra cette expérience plaisante pour ton petit enrhumé. Et plus il vieillira, plus ce sera ardu de l’attraper et de l’immobiliser pour aspirer sa morve. Savais-tu que beaucoup d’enfants de quatre ans refusent catégoriquement de se moucher ? Moi, je le sais. Tu devras développer une technique infaillible pour réussir à accomplir cette tâche toute seule. Et ton enfant pleurera toutes les larmes de son corps. Et son nez se rebouchera aussitôt après…

Oui, on les aime nos enfants. Espérons qu’on ne les aura pas trop traumatisés durant leur enfance et qu’ils deviendront des adultes équilibrés…

Mélina Morin
MÉLINA MORIN

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