Je vis mal ton absence, mon bébé

sad little girl

Je l’avoue, je vis mal avec ton absence.

Je m’étais faite à l’idée que tu étais ma raison de vivre, ma raison de sourire. Je m’étais faite à l’idée que tu étais la variable manquante à l’équation du bonheur, du sens à la vie. Après une dure journée au travail, je comptais sur ta présence acquise pour mettre un baume sur une douleur éphémère. Le meilleur dans tout ça, c’est que tu réussissais toujours, comme par magie.

Je l’avoue, j’ai beaucoup de difficulté à être bien lorsque tu n’es pas là. Bien sûr, au début, j’ai largement abusé des bonnes choses de la vie pour oublier ton absence, pour me faire du bien, pour me faire croire que ça allait.

Le douleur se présente lorsqu’on redescend du high. Lorsqu’on revient à la réalité, puis qu’on comprend qu’au fond, rien n’équivaut au bonheur qu’on vivait avant et que le vide s’empare alors de nous.

Je reviens du travail seule, un vendredi sur deux. En passant devant la garderie, je donnerais tout ce que j’ai pour avoir le droit d’arrêter et d’aller te chercher. Pour avoir le droit de commencer mon « deuxième quart de travail », mon préféré.

Je l’avoue, je vis mal avec ton absence. Je vis mal avec l’odeur inanimée de ta chambre.  Je vis mal avec le silence lourd des nuits sans tes ronflements. Je vis mal avec l’absence de tes compliments souvent exagérés, mais toujours les bienvenus. Je vis mal avec l’absence de tes anecdotes remplies d’imagination, de tes petits doigts qui caressent mon visage, de ta voix réconfortante, de ta simplicité.

Je l’avoue, je vis mal sans toi.

Letizia C.
LETIZIA C.

Une réflexion sur “Je vis mal ton absence, mon bébé

  1. Marie-Chantal Morin Répondre

    Wow tellement touchant!

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