Futur amoureux, t’es où ?

woman alone in sun

Futur amoureux, pourquoi je ne suis pas capable de te trouver ? J’ai essayé de te chercher, comme dans la plus interminable partie de cache-cache. Je me suis épuisée à scruter les moindres recoins de la ville, j’ai géolocalisé plus grand, visité tous les endroits branchés, ainsi que les lieux moins fréquentés. J’ai fouillé le vaste monde de l’internet, espionné des entités facebookiennes, mais rien. Je ne t’ai pas trouvé. Pourtant, j’ai ressenti souvent la fébrilité, l’espoir que j’étais sur la bonne voie pour découvrir enfin celui qui allait partager ma vie. Mon cœur s’est emballé des dizaines de fois pendant ma grande expédition. Je l’ai senti ouvert, confiant, sûr de lui. J’ai senti mon cœur convaincu que l’amour le happait enfin. La collision tant attendue, celle dont on ne se remet vraiment jamais. Mais non. À chaque fois, ce n’était qu’une illusion de l’amour, celle doublement amère qui en plus de me nouer l’estomac pour des jours, effritait mon amour-propre.

J’ai donc cessé de te chercher. J’ai tenté de croire que tu me trouverais. Qu’elle devait bien exister cette force surnaturelle qui unit les êtres qui sont destinés. Alors j’ai tout misé dans les prières, les lampions et les incantations. J’ai fait la liste exhaustive de ce que je désire retrouver chez mon partenaire idéal. J’ai joué le rôle de la fille qui attend, qui vit bien avec son célibat, qui est indépendante. J’ai commencé à construire une forteresse, me prenant pour la belle au bois dormant en tentant de me convaincre que mon futur amoureux devra me conquérir. À peine le premier mur monté, j’ai abandonné. Je l’admets, je n’ai aucune habileté en maçonnerie, pas plus qu’au jeu de cache-cache d’ailleurs. Je fais quoi maintenant ? Trop inconfortable pour te chercher et malheureuse à t’attendre.

J’essaie de me convaincre que tu dois forcément être une personne extraordinaire pour prendre autant de temps à te manifester dans ma vie. Je me dis que ta rencontre va sûrement me faire oublier toutes ces années d’attente. Que pour partager la route avec toi je reprendrais exactement le même chemin, que je referais face aux mêmes blessures si c’est pour me conduire à toi. Je me dis aussi que je forge en moi quelque chose de beau sans le savoir. Que je suis confrontée à des difficultés qui me permettent de grandir et de développer des qualités que tu recherches et qui vont te plaire. Oui, je crois que je fais tout cela pour moi, mais que je le fais aussi pour nous. Toi mon âme sœur, même si je ne sais pas où tu es.

Marie-Ève Baillargeon
MARIE-ÈVE BAILLARGEON

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