Laisse-moi t’expliquer pourquoi la vaisselle n’est pas faite

stressed mother with kids

Laisse-moi t’expliquer pourquoi tu soupires quand tu arrives de travailler pis que tu vois le comptoir de cuisine plein de vaisselle sale!

Je. Suis. Une. Maman.

Je gère des milliers de crises chaque jour. Je calme des pleurs. J’endure les cris. Je fais l’arbitre pour désamorcer les centaines de chicanes entre frères et sœurs. Je passe mon temps à m’occuper du petit dernier pour qu’il évite de se blesser en courant sur la table. Le temps qu’il reste, ce tannant-là est dans mes bras.

Ce titre implique aussi que j’en ai toujours au moins un dans les jambes, sans compter celui que j’ai continuellement dans les bras! J’ai des douleurs chroniques à la hanche, au dos, à l’épaule… partout!

Je suis épuisée physiquement! Mon corps ne m’appartient plus.

Je fais de l’acouphène dû au niveau sonore dans la maison qui dépasse les normes acceptables. Mes oreilles ne connaissent plus jamais le silence.

J’ai la tête pleine de choses à faire. Toujours pleine, ça arrête jamais! Que ce soit pour l’épicerie, les repas, la gestion des garde-robes, les changements de saison, les devoirs, les activités de chacun, les rendez-vous…

Je dois même planifier quand j’aurai le temps de me laver, question de ne pas manquer d’eau chaude entre un cycle de lave-vaisselle, les bains des trois enfants et ta précieuse douche.

Même la nuit, ma tête ne cesse de rouler, anticipant la journée à venir, encore, et encore, et encore.

Je suis épuisée mentalement. Ma tête ne m’appartient plus!

Quand enfin la journée s’achève et que je peux m’asseoir quelques minutes au calme, le p’tit encore dans les bras pendant qu’il me tire les cheveux, ma main engourdie, mon épaule souffrant le martyre, ça se peut que je pogne mon cell pis que je scroll mon Facebook un peu, question de me changer les idées, de me divertir, de m’aérer l’esprit t’sais, pour pas virer folle.

C’est souvent à ce moment-là que t’arrives. Pis que la seule chose que tu vois, c’est la vaisselle pas faite et moi assise sur le divan en train de ne rien faire.

Et tu soupires d’exaspération, comme si j’étais en train de soupirer d’aise.

 

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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