Ta maternité : plaisir égale culpabilité

woman hesitate looking guilty

Tu avais l’habitude de profiter des petits plaisirs de la vie, d’avoir du fun, de faire les quatre cents coups. Puis tu as eu des enfants et tu constates que depuis, t’as pas mal moins de plaisir. On dirait que tu t’en éloignes un peu plus chaque jour au profit de la culpabilité. Comme si plaisir égalait culpabilité. Comme si tu avais oublié ce que c’était de s’amuser ou de te faire plaisir sans soucis et sans remords quand il n’est pas question des enfants.

Achat égale culpabilité

Tu n’oses plus rien t’acheter. Je sais, tu as un budget à respecter, mais tu vas quand même préférer acheter pour vingt dollars de bébelles pour faire plaisir à tes enfants. Pourtant, avec ce montant-là, tu pourrais te permettre un petit quelque chose à la pharmacie ou un vêtement en spécial. Mais non les besoins/désirs des autres membres de la famille passent avant les tiens. Je t’ai même déjà vue remettre un super jeans au magasin parce qu’il avait coûté trop cher malgré le fait que tu en avais réellement besoin.

Faire garder les enfants égale culpabilité

Ton chum et toi avez grand besoin de passer un peu de temps ensemble… sans les enfants. Encore là, tu tiques parce que de faire garder les enfants, ça t’inquiète. Tu te demandes constamment si tu passes assez de temps avec eux  et qui prendra soin de ta progéniture durant ton absence? Mais TU AS VRAIMENT le goût de t’évader. Vous retrouver, savourer un bon repas accompagné d’un bon vin et faire l’amour tout doucement. Tu as toujours aimé passer du temps avec ton amoureux, mais maintenant tu te sens coupable parce que tu sais très bien que tu ne peux être à deux endroits en même temps. Voyons ma chère amie, tes enfants vont survivre…

Se laisser aller égale culpabilité

Il y a des jours où tu aurais envie et surtout besoin de lâcher ton fou. Juste de te laisser aller sans regarder l’heure et mettre tes obligations de côté. Je sais bien que tu plies ton linge le jeudi soir, mais si tu laissais faire juste cette semaine. Le soleil se lèverait pareil, mais tu n’es pas capable. Il y a une petite voix à l’intérieur qui te cloue à tes responsabilités. On devrait appeler ça de l’esclavage. Tu sais que les tâches vont s’accumuler et que ça va reposer sur tes épaules au bout du compte. Farniente!

Prendre soin de toi (pour vrai) égale culpabilité

Tu as mal ma belle! Tes épaules et ton cou te font souffrir. Ma chère amie, tu as besoin de consulter un physio, un chiro, un masso, quelqu’un… Mais non, tu clames que tu manques de temps et que ça coûterait trop cher alors t’endures. Tu endures au point de devoir manquer une  journée de travail par-ci, par-là. Ma chérie, prends soin de toi!

Manger, prendre un verre, se coucher après minuit égale culpabilité

Tu n’oses plus faire  d’excès de table parce qu’en vieillissant ton métabolisme a ralenti. Je te vois hésiter avant de prendre une bouchée dans un fondant au chocolat. Tu refuses systématiquement toute offre d’alcool après trois verres. Je t’admire pour ça parce que je sais que ça prend de la volonté, mais tu calcules tout. Il n’y a plus de spontanéité et de folie. Last call 22h00. Tu regardes ta montre discrètement et je sais que tu comptes le nombre d’heures de sommeil qu’il te reste avant que le petit dernier se lève. Je ne te juge pas, je fais pareil. Certains diraient que nous sommes plates, d’autres que c’est la sagesse qui parle. Va donc savoir…

Je pense que quelque part, tu t’es peut-être perdue. La maternité t’a tant donné. Ta vie s’est transformée et il n’est clairement pas question d’avoir des regrets. Pour des raisons de survie, tu as dû prioriser les enfants. Mais les enfants vieillissent et je pense que c’est l’heure de réapprivoiser ton propre plaisir. Permets-toi de faire des folies sans te sentir coupable. Tu as le droit et tu le mérites.

Roselle Simard
ROSELLE SIMARD

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