À toi, mon futur grand garçon

little boy thinking

Il y a des étapes dans la vie d’une maman où l’on doit apprendre à laisser aller son enfant. Ces moments déchirants où notre cerveau est tiraillé entre « Enfin un peu d’air! » et  « Oh my god, déjà ? Ça passe tellement vite… ». La première journée à la garderie, la rentrée à la maternelle, la rentrée en première année, la première fois qu’on laisse son p’tit aller jouer dehors tout seul, la première fois qu’il va dormir chez un ami, la première fois qu’il entre au secondaire. Mais, toi, mon enfant d’amour qui sera un jour un adolescent, j’aimerais que tu saches quelques petites choses très importantes. Parce que même si je me fâche ou je semble ne pas te comprendre parfois, sache qu’au fond je te comprends beaucoup plus que tu ne le crois… J’essaie seulement de te protéger.

Premièrement, il y a l’amour. Ahhhhh l’amourrrrrrr … Ça peut te faire roucouler sur un moyen temps autant que ça peut te rentrer dedans comme un camion qui perd le contrôle sur la vingt à cent kilomètres à l’heure. Mais sache que même si un jour quelqu’un te fait de la peine ou que tu en fais à quelqu’un, on survit toujours à une peine d’amour. Je te le promets sur ton petit cœur d’enfant et sur mon grand cœur de maman. Et sache que tu as le droit de pleurer toutes les larmes de ton corps pendant une durée indéterminée jusqu’à ce que tu épuises la réserve de Kleenex et de papier de toilette.

Ensuite, il y l’intimidation. À toi, mon enfant d’amour, je vais t’apprendre que tu es unique, spécial et merveilleux. Et que même si des enfants mal-aimés s’amusent à essayer de te faire croire le contraire, t’es pas un crétin ou un salaud. Que ces gens qui s’amusent à insulter les autres, c’est parce qu’ils souffrent plus que toi et ils cherchent un sens à leur vie. Donne un sens à la tienne sans te soucier de ce que les autres peuvent dire ou penser. N’aie pas peur de croire en toi et de l’assumer haut et fort.

Finalement, il y a le bonheur. Et ça, c’est le point le plus important. Je veux que tu le notes précieusement dans ta tête. Le bonheur, tu le fais comme tu veux, tu le vis comme tu l’entends. Tu sais, maman et papa, ils s’en foutent que tu deviennes médecin ou mécanicien. Que tu aies des enfants ou non. Que tu sois gai ou hétéro. Ils veulent simplement que tu sois heureux. Que tu goûtes à ton bonheur et à cette liberté que tu as d’être toi-même chaque jour. La liberté et le bonheur, ça ne s’achète pas, ça se construit. Sois heureux et partage-nous ton bonheur. Nous serons toujours à tes côtés.

Et n’oublie pas que malgré le fait que tu crois que tes parents sont complètement dépassés, démodés et vieux jeu, la vie, je la connais quand même un peu plus que toi.

Ben oui, on a pas toujours été juste des adultes…

Audrey Latour
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