J’ai suivi mon instinct

woman in a field

Récemment, je suis arrivée devant un carrefour dans ma vie. Un carrefour de décisions qui pouvait me ramener sur le chemin du bonheur. Je pouvais prendre à gauche ou à droite. La voie de gauche représentait la stabilité, le chemin sûr, celui de la logique, du gros bon sens. La voie de droite représentait le saut dans le vide, le chemin de l’inconnu, celui de l’émotif. Qu’allais-je faire?

Le temps était venu de prendre une décision. Ce type de décision qui influencera grandement le cours de ta vie et de celle de ta famille. Ce type de décision que tu ne peux pas prendre à la légère et que tu ne peux ignorer, car tu sais pertinemment que tu ne pourras plus revenir en arrière. Ce type de décision qui te fait douter. Ce type de décision qui ne connaît malheureusement pas de bonne réponse, sauf celle que tu choisiras. Ce type de décision que tu prendrais après avoir consulté ton entourage sans que personne n’ait pu ou su t’éclairer complètement.

Quand je suis arrivée devant ce carrefour, j’ai choisi de m’arrêter. De prendre le temps de réfléchir. Et c’est là que je me suis mis le doigt dans l’oeil. Car plus je réfléchissais, moins je savais ce que je désirais au plus profond de moi. La seule chose que je savais, c’est que j’étais malheureuse et que ça devait changer.

J’ai choisi d’écouter les signes. De me centrer sur moi-même et de me demander qu’est-ce qui ferait mon bonheur et celui de ma famille. Et les signes, pour arriver, ils sont arrivés. Ça m’a frappée en plein visage comme un coup de deux par quatre.

Devine quoi? J’ai fait le saut dans le vide, sans parachute, même pas celui de secours. J’ai choisi le chemin de l’émotif, de l’instabilité. Pourquoi? Parce qu’au-delà de ça, je me suis choisie. J’ai décidé, pour une fois dans ma vie, de lancer les dés et de voir ce qui arrivera.

Je ne saurais te mentir en te disant que je suis morte d’angoisse. Que le futur me fait peur car il est fait d’incertitudes. Mais en fermant les yeux ce matin, j’ai décidé de faire confiance à la vie. À MA vie. De lui donner le bénéfice du doute et d’espérer qu’elle saura m’apporter le positif que je recherche.

Ce moment, il restera gravé longtemps dans ma mémoire. Car c’est celui ou j’ai décidé que mon opinion, mes sentiments et mon jugement étaient ce qu’il y avait de mieux pour moi en tant que mère, conjointe et en tant que femme. Que moi seule pouvais juger de cette situation et d’en tirer les conclusions nécessaires.

Et je me sens en paix avec ça et avec moi-même car j’ai su écouter ma petite voix intérieure. Celle que j’essaie toujours de faire taire, car elle n’est souvent pas raisonnable. Pour une fois, j’ai osé faire passer mon bonheur en premier lieu car je sais que c’est ce qui me permettra d’être une meilleure personne et une meilleure maman pour mes enfants. Et ça, c’est ce qui compte le plus à mes yeux.

Et puis, si ça ne se passe pas comme prévu, il sera toujours temps de rectifier le tir, non ?

Véronique Martel
VÉRONIQUE MARTEL

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