La mère quasi-monoparentale

mother stressed out

À toi la maman qui a la broue dans le toupet parce que papa travaille quinze heures par jour et que lorsqu’il a du temps libre, il disparaît dans son pick-up chiller avec ses amis. Ben oui, parce qu’il a le droit lui d’aller décompresser seulement parce que son rôle ne se nomme pas maman.

Tout a débuté bien avant ça, lors de ta grossesse plus précisément. Durant ces neuf mois, il ne s’est pas impliqué dans les étapes de cette belle création. Même avec ton bedon de huit mois, c’est toi qui montait le panier à linge plein à craquer. Ta petite voix intérieure s’est dit que pour lui, c’est probablement trop abstrait. Lorsque bébé sera là, il sera plus impliqué. Après tout, la décision de faire un petit humain s’est bien prise à deux.  Et puis le grand jour est arrivé. Wow! Papa joue son rôle à la perfection lors de l’accouchement et pour les deux semaines qui suivent. Mais tu t’aperçois que plus  bébé se réveille, plus il pleure et plus papa  disparaît de la maison. C’est à ce moment que tu prends conscience que papa n’a pas la patience pour les pleurs de petit bébé et que ses bonheurs personnels passent bien avant les vôtres.

Alors toi, femme, toujours seule à la maison avec ton coco de deux mois à faire le souper, le ménage, le lavage, l’épicerie, l’éducation, les bains, changer les nombreuses couches, les boires, donner de l’amour pour deux et j’en passe, tu te questionnes sur ta vie de famille (inexistante). Toi qui espérais une vie à trois, remplie d’activités, d’un partage des tâches et d’un soutien pour l’éducation de bébé. Et bien raye ça de ta tête, chez toi, ce n’est pas comme cela. Papa ne veut pas être parmi vous ( à ce moment de la vie du petit, espérons.. ).

Ça, c’est sans parler de toutes les bébelles (pick-up, motocross, achats impulsifs, activités entre boys) que papa doit payer. Alors tu reçois peu d’aide financière de sa part. Tu divises ainsi ton minuscule chèque de congé de maternité entre tes paiements, les couches et les pyjamas (parce qu’il grandit trop vite), les assurances-vie, ses futures études et les gâteries pour papa (et oui parce que tu l’aimes). Toi, tu dois oublier la coiffeuse et une bonne bouteille de vin pour l’instant.

Malgré tout ça, tu l’adores ton homme. Tu sais aussi que ton homme t’aime et aime profondément son mini-lui. Tu le remercies de t’avoir donné la chance d’être maman.

Mais toi fille, prends ta main et donne-toi une bonne tape dans le dos et félicite-toi. Bravo, tu réussis bien à élever ton coco entre les tâches ménagères, la frustration d’être seule et la gym.  Tu es forte, tu es battante, tu es épatante! Soit fière du cheminement accompli.

Tout ce que je te souhaite, c’est que le premier mot qui sortira de la bouche de ton coco soit maman.  Le plus beau merci pour tous les sacrifices, le temps et les efforts investis dans cette petite boule d’amour.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L’OMBRE

5 thoughts on “La mère quasi-monoparentale

  1. Maryse Répondre

    et parfois, ça continue même quand le mini moi est grand !!

  2. Sophie Répondre

    Wow quelle beau texte remplis d’émotions!!!

  3. Vero Répondre

    Je sais pas comment elle peut l’aimer son homme s’il agit comme ça ! Elle devrait pas tolérer ça !

  4. Un coup de pelle dans face Répondre

    Sérieusement….?

    Qu’est-ce que tu vas faire quand tu vas retourner au travail avec encore moins de temps pour les tâches quotidiennes? Tu pense que ton amoureux qui ne s’occupe pas de vous va changer comme ça par magie?

    Change de chum…

  5. Annie Répondre

    Tellement bien dit…. des fois le pickup et le motocross sont le hockey quelques soirs par semaine…et la maman si elle prend une seule soirée, elle en doit trois fois plus à son chum. Mais on se dit secrètement que nos hommes ne sont juste pas aussi forts que nous…donc on les ménage…..

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