La maternité n’est pas une fatalité

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Il te semble que c’était hier que tu mettais ton p’tit au monde et que ta vie changeait du tout au tout. Le monde, tel que tu l’avais connu jusque-là, n’avait plus rien à voir avec ce qu’il était. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, tu t’es retrouvée enfirouapée dans ton rôle de mère jusqu’à la moelle et tu as peu à peu ou drastiquement mis la hache dans ben des affaires, maternité oblige.

Sauf que la vérité, c’est que ta maternité n’oblige rien pantoute.

Parce que la maternité n’est pas une fatalité.

Je veux que tu me comprennes bien quand je te dis que t’as le droit de faire ce qui te chante si ça te fait plaisir. T’as le droit d’arrêter de mettre des dessous sexy, tu peux manger des chips ou des bananes à profusion, c’est tout à fait legit que tu te satisfasses de ton travail de salariée, que tu arrêtes le ski pis la peinture, pis que tu slaques les sorties avec tes chums. C’est ben parfait. Si ça fait ton affaire.

Mais si t’es amère, si tu regrettes l’époque où tu sortais prendre un verre, que tu en as ta claque de plier du linge de sept heures et demie à neuf heures le soir, que tu trouves que le feu qui brûlait entre toi pis ton chum s’est transformé en braise pour faire cuire tes toasts, pis que tu sanglotes le soir en pensant à tous les rêves déchus que tu ne réaliseras jamais, y’a un problème.

C’est vrai que le temps manque quand on devient mère. Pis c’est vrai qu’il y a autant de mères que de situations en passant par les horaires variables, les jobs prenantes, les séparations, les divorces, les troubles du comportement pis la maladie.

Mais la maternité n’est pas une fatalité.

C’est un fait, t’as clairement pas le choix de revoir tes priorités en mettant bas. C’est un fait, il faut que tu fasses des choix parce que tu n’auras plus jamais autant de temps libre.  Mais il n’est écrit nulle part que t’es supposée de te sacrifier corps et âme pour ton p’tit à son seul profit.

Parce qu’entre toi pis moi, en bout de ligne, je doute que ton sacrifice lui soit profitable quand il va avoir vingt-cinq ans, pis qu’il va répéter ton exemple en se soustrayant aussi de sa propre équation.

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