Je voulais te dire que t’as le droit

woman confident

Je voulais te dire que t’as le droit d’exister. De t’habiller en rouge, en jaune ou en fushia si ça te tente. Tu peux porter ton legging stretch avec ton muffin top, pis ton jogging pour aller à l’épicerie.

Je voulais te dire que t’as le droit d’allaiter ton bébé jusqu’à ses cinq ans ou de lui donner le biberon dès son premier respire sans même envisager une dose de colostrum. Pis tu peux accourir à son chevet quand il pleure, les yeux collés en pleine nuit, ou le laisser pleurer cinq-dix-quinze minutes quand ça te le dit.

Je voulais te dire que t’as le droit de rester à la maison à l’année longue pis de t’épanouir dans ton rôle de mère ou de repartir sur les chapeaux de roues deux semaines après ton accouchement parce que ta job te manque, pis que t’en as ton casque des gagagougous à la journée longue.

Je voulais te dire que t’as le droit d’être ben heureuse comme maman à la maison, dans ta job de salariée à pousser ton crayon ou de te lancer en affaires pis de voir ben ben grand malgré ta famille à faire vivre, le temps que ça va te prendre, ce que ça va te coûter, pis la vie qui passe vite.

Je voulais te dire que t’as le droit de réussir. Tout ce que t’entreprends. Sans te sentir coupable. T’as le droit d’être meilleure que le voisin; que c’est pas un crime. Pis t’as le droit d’être fière. Si tu cours à droite pis à gauche pis que t’investis toute ton énergie dans tes p’tits, ta famille, tes projets pis tes rêves, t’as le droit de te dire que tu l’as l’affaire, de te récompenser pis de te faire un high five toutes les fois que ça te le dit. Ça ne fait pas de toi quelqu’un de prétentieux.

Je voulais te dire que t’as le droit de demander de l’aide. Parce que des fois, ça se peut que tu n’y arrives plus toute seule pour un paquet de raisons meilleures les unes que les autres, pis le fait de lever le drapeau blanc n’a rien à voir avec l’échec et ne devrait jamais être jugé.

Je voulais te dire que t’as le droit de te tromper. T’as le droit de faire des erreurs. On en fait tous. Pis qu’il te reste plus qu’à te relever quand ça arrive. Pas besoin de faire ton chemin de croix comme une condamnée à mort; contente-toi rien que d’apprendre de tes échecs.

Pis je voulais te dire que t’as le droit de juger les autres. De déterminer ce qui est bien ou mal. T’as le droit de leur rentrer dedans. T’as le droit de les blesser, de rabaisser leurs opinions, ce qu’ils sont, pis de leur taper dessus. Mais entre toi pis moi, t’as rien à gagner au change.

Pis si t’as le droit de juger les autres pis de leur faire mal consciemment ou inconsciemment, à tort et à travers, moi, j’ai le droit de te dire que j’ai le goût de m’élever au-delà de ta petitesse, de laisser la pluie de ton jugement couler sur mon dos comme sur celui d’un canard pis te souhaiter le meilleur.

Parce qu’on a jamais rien gagné en se jugeant, pis en se rentrant dedans.

Aimons-nous donc, entre amis, en famille et entre collègues.

Pis à défaut d’être capable de le faire, sacrons-nous donc patience.

Peace out.

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