À toi, mon homme, que je fais toujours passer en premier

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Chéri. Toi, mon homme avec un grand H. Mon prince charmant. L’amour de ma vie. Toi que j’aime de tout mon cœur avec qui j’ai décidé de faire ma vie. De bâtir une fondation que j’espère assez solide pour faire face aux aléas de la vie. Toi que j’ai choisi – et qui m’as aussi choisie – pour donner un visage et un nom à ma progéniture.

Sache que ça fait longtemps, trop longtemps, que je te fais passer en premier. Et tu en as malheureusement pris quelques mauvaises habitudes.

Au départ, j’étais simplement aveuglée. Je voulais donc te faire plaisir, mériter ton amour! C’est pour ça que j’acquiesçais toujours à tes idées et que j’abondais majoritairement dans ton sens lorsqu’il était temps de prendre position. C’est pour ça aussi que je faisais passer tes désirs avant les miens.

Grosse erreur de jugement.

À toi, qui manges la dernière tranche de pain et qui boit les dernières gouttes de la pinte de lait – que j’avais volontairement laissées pour le déjeuner de la petite – sans penser aux autres membres de ta famille parce que t’sais, t’avais faim pis t’avais soif.

À toi, qui me regardes par la fenêtre un matin de janvier en te grattant la poche pendant que moi je gratte le char parce que la petite a rendez-vous chez le médecin pis qu’il faut que je parte tu suite. Mais toi, t’as travaillé hier soir pis t’es fatigué, t’es quand même pas pour sortir m’aider!

À toi, qui bois ton café chaud tous les matins pendant que je cours pour habiller la grande, faire déjeuner la petite pis me préparer un lunch in extremis parce que hier soir, en revenant du boulot, t’as mangé celui que je m’étais préparé. C’était à moi à te mettre une assiette de côté après souper. Désolée, c’est ma faute!

À toi, qui – tel un chef d’orchestre – fais la pluie et le beau temps dans la maison. Si tu te lèves du mauvais pied, gare à celui ou celle qui te fera une blague ou te regardera avec un peu trop d’insistance. Mais si tu es d’humeur taquine, peu importe ma journée de marde, je dois sourire bêtement quand tu décides que c’est donc ben drôle de me licher la face avec ton haleine de beurre à l’ail.

À toi, qui chiales tous les matins parce que le bébé t’empêche de dormir la nuit, mais qui ne se lèves pas pour lui donner un biberon ou le consoler quand il se réveille en pleurs. Mais tu travailles TOI, ce n’est donc pas à toi de le faire. C’est mon travail de mère de me claquer des nuits de pas-plus-de-deux-heures-de-sommeil-en-ligne. Et c’est aussi mon travail de m’occuper du bébé une fois la maisonnée debout parce que toi t’es fatigué, t’as pas dormi, t’sais. Et c’est clairement établi que TON sommeil est beaucoup plus précieux que le mien!

Sache que je t’ai laissé prendre tes aises beaucoup trop longtemps sans jamais remettre les pendules à l’heure. Toi qui m’a aimée parce que j’étais une femme forte, indépendante et pleine d’esprit.

M’aimes-tu encore aujourd’hui alors que je me sens comme une carpette? J’ai laissé la situation devenir ainsi, je prends donc la partie du blâme qui m’appartient. Mais aujourd’hui, comment je fais pour renverser la vapeur? Je suis ta partenaire de vie, pas ta mère ni ta subordonnée. J’ai des besoins, des désirs et des envies moi aussi. Les enfants aussi. Tu n’es pas seul sur la route de briques jaunes de ta vie.

Chéri. Mon homme que j’aime d’amour. L’amour m’a rendue aveugle pendant trop longtemps. Je suis épuisée. Épuisée que dans notre couple, nous soyons deux à penser à toi. À tes besoins, tes envies et tes humeurs. Qui pensera à moi quand j’en aurai vraiment besoin si ce n’est pas au moins moi?

Sache qu’à partir d’aujourd’hui, j’ai fini de te faire passer en premier. Et j’aimerais ça si toi aussi, à l’occasion, tu faisais de moi et des enfants ta priorité. Avant ta première gorgée de café chaud, avant ta fatigue et ton envie de manger le dernier biscuit de la boîte.

J’ai envie de marcher le long de la route main dans la main avec toi, à tes côtés. Je ne veux plus être devant toi à tout planifier pour répondre à tes envies, ni derrière pour ramasser les miettes que tu me laisses et que je dois partager avec les enfants.

Je veux que notre route de briques jaunes nous mène au bonheur, pas après pas. Ensemble. L’un pour l’autre et pas juste l’un pour l’un.

Parce que je t’aime, que je m’aime aussi et que j’ai besoin que tu fasses de même.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L’OMBRE

3 thoughts on “À toi, mon homme, que je fais toujours passer en premier

  1. Louis Répondre

    Ok

  2. Louis Répondre

    À toi ma chérie, pour qui je me lève chaque matin( c’ est pas pour moi certain, j’ ai aucune idée de ce que je fait dans ce monde).

    Au début, c’ étais juste pour le cul, mais après un certain temps, j’ ai appris à te connaître, du moins c’est ce que j’ai cru.

    Si tu crois que faire à semblant de penser comme moi et te soumettre à mes demandes alors que tu ne étais pas d’accord permettrait de construire une fondation solide je bien oui ta manquer de jugement…

    Ça devait donc être simple la vie à 2 et les enfants hein, que tu disais, ça devait être merveilleux, voilà que tu es rendue à chipoter sur du lait et du pain?

    Je

  3. Louis Répondre

    Tu es une princesse, obsédée par sa progéniture, tu à oublier que au départ, on étais un couple,mais ça pas d importance pour toi, tu les a eu tes enfants, tu es contente, tu à oublier que sans moi, tu les aurais pas tes kids, ta maison, pis ton set de patio, ta manucure, et autres.

    L erreur, c est pas toi qui l’a fait, c est moi, le jour où je t’ ai fait des enfants…

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