Lettre à mon fils, mon premier grand amour

mother and son kiss

Cher fils,

On m’a dit un jour que l’amour qu’une mère porte à son enfant est un amour plus grand que nature. Avant de te tenir toi, mon bébé, dans mes bras, je ne le croyais pas. J’y avais rêvé, une fois. Je me suis réveillée cette nuit-là avec les larmes aux yeux tellement c’était merveilleux. J’ai ensuite demandé à une maman de mon entourage si j’allais ressentir cet amour incommensurable alors que tu n’étais encore qu’une toute petite boule de vie, dans mon ventre. Cela me faisait peur. « Oui, et même plus grand que ça. » , m’a-t-elle répondu. Tu sais, maman avait peur d’aimer autant. Parce que lorsqu’on aime, on a souvent mal. Pas une seule fois, je n’aurais pu m’imaginer pouvoir t’aimer autant, t’aimer d’amour, t’aimer de peur, t’aimer d’admiration, mon garçon.

Quand tu es né, mon premier enfant, j’ai compris. J’ai compris ce qu’était que vivre un amour plus grand que nature. Un amour pur, vrai, plus fort que tout. Je t’ai pris dans mes bras, alors que j’étais morte de fatigue, mais tellement heureuse. J’étais secouée par une foule d’émotions sur lesquelles j’étais incapable de mettre des mots. Puis, c’est arrivé. J’ai croisé ton regard, mon amour. Tes si petits yeux qui renfermaient les mêmes craintes que les miens. Puis, ta si petite main a tenté d’agripper la mienne, comme pour me dire « accroche-toi maman, ça va bien aller ». C’était une nouvelle aventure pour nous deux. J’avais peur de l’inconnu. Mais je savais déjà que je t’aimerais plus que tout, et que grâce à cet amour, grâce à cette force, nous pourrions déplacer des montagnes, ensemble, toi et moi.

Les premières tétées, les premiers câlins, les premiers faux pas, les premières nuits entrecoupées, les premières berceuses fredonnées à ton oreille, les premières chatouilles. Tant de premières fois qui nous ont fait grandir. Qui m’ont fait grandir en tant que mère. Qui t’ont fait grandir, simplement, mon bébé. Du temps, cette notion aujourd’hui si abstraite, j’en avais beaucoup pendant les premiers mois de ta vie, dedans et en dehors de moi. Du temps pour me flatter la bedaine, du temps pour rêver à toi, puis du temps pour te cajoler, te bercer, te laisser téter pendant de longues minutes, au chaud, blottis l’un contre l’autre, du temps pour te laisser dormir dans mes bras, par choix. Souvent. Longtemps. Je me soudais à toi, mon beau bébé.

Parfois, je pleurais, tellement l’amour que j’avais en moi, cet amour que tu me faisais vivre, mon fils, ne pouvais être contenu. Il était tellement immense, ce sentiment, qu’il explosait hors de moi. Mais c’était bien. C’était bon. Parfois, j’osais penser à ces terribles personnes qui font mal aux enfants comme toi. Juste d’imaginer quiconque voulant de blesser… c’était insupportable.

Mon aîné, mon premier enfant, je t’aime profondément. Plus que tout. J’ai souvent voulu le nier, mais plusieurs choses, je crois, ont contribué à faire en sorte que tu t’es taillé une place toute spéciale dans mon cœur, bien en haut de quiconque, de quoi que ce soit. Tes câlins se font de plus en plus rares, aujourd’hui, mais je profite de chacun d’eux pour raviver notre amour. Car avant de te tenir toi, mon premier bébé, dans mes bras, je ne me croyais pas capable d’aimer autant.

Mon fils, mon premier grand amour, ce lien qui nous unit l’un à l’autre est très spécial. Le cordon qui t’a relié à moi des mois durant n’a jamais vraiment été coupé, tu sais.

Et franchement, j’espère qu’il ne le sera jamais.

Ta maman qui t’aime

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

7 thoughts on “Lettre à mon fils, mon premier grand amour

  1. V3B3 Répondre

    10 mois et je pleure d’amour pour BB presqu’à tous les jours. Je n’y croyais pas non plus. C’est plus grand que toutes les émotions que j’ai eu à vivre. La plus belle, la plus douce et la plus grande émotion qu’un humain peut vivre, mais c’est aussi celle qui peut faire le plus mal dans de mauvaises circonstances. J’espère vivre toujours un peu sur ce nuage. Tu m’as fait pleurer. Une fois de plus ou moins. 😉 tant que c’est en relation avec le bonheur qu’on vit n’est-ce pas?

    1. Lysiane Répondre

      Tout à fait d’accord avedc toi 🙂

  2. Kelya Répondre

    Je dis souvent que lorsque mon garçon se colle contre moi je sens encore le cordon qui nous unit .
    Ce texte l’exprime bien.

  3. Tom Menard Répondre

    Cet lettre est une des plus jolis que j ai lu malgré qu elle vient d une mère et maintenant je comprend ma propre mère car moi aussi je suis l aîné et ma mère est et sera toujours mon premier et plus grand amour de ma vie j ai 57ans et je peut dire avec fierté et convictions que il n’y aura jamais une autre femme que j’aimerai autant de ma vie

    1. Lysianr Répondre

      Merci pour vos bons mots. Votre mère est choyée!

  4. Joanie Répondre

    wow vous m’avez fait pleuré
    c magnifique

    1. Lysiane Répondre

      Merci beaucoup pour votre beau mot 😊

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