enfant automne pieds

À toi ma fille, j’aimerais te dire que tout va bien aller

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« T’es bonne, t’es fine, t’es belle et t’es capable ».

Voici la phrase que je me suis répétée des millions de fois et maintenant ma belle fille d’amour, je la partage avec toi.

Avoir le sentiment de ne pas assez s’aimer soi-même et de faire des choses en conséquence de ce que le monde vont en penser au lieu de t’écouter, de vouloir à tout prix plaire à ceux que tu aimes pour qu’ils t’acceptent, de dire oui quand tu veux dire non, de ne pas te respecter assez en agissant contre tes principes dans le but d’avoir la reconnaissance de ton entourage, ce ne sont que quelques exemples de ce qu’est la maladie du manque de confiance en soi. Je dis maladie parce que d’une certaine façon, c’en est une. Parce que ça te rend malade, ça te ronge de l’intérieur, ça te fait perdre de vue la personne que tu es réellement.

Ma chère fille, j’aimerais te dire que tout va bien aller.

Du haut de tes six ans, tu commences à comprendre les choses de la vie. Tu commences à te connaître, à savoir ce que tu aimes et ce que tu détestes et tu fais face aux épreuves que la vie commence à t’apporter. Tu te questionnes, tu veux plaire à tes nouveaux amis, à ton professeur, à tes sœurs, aux gens qui t’entourent et que tu aimes tant. Je vois le manque de confiance en toi qui commence à te ronger et je vois aussi l’incompréhension et la vulnérabilité qui te submergent dans tes yeux. Je les vois parce que j’avais aussi ce regard-là à ton âge et ça me fait peur.

J’ai lutté toute mon enfance et mon adolescence pour essayer de prendre le dessus sur la petite voix intérieure qui me disait que je n’étais pas assez bonne, pas assez gentille, pas assez belle, pas assez capable de réaliser mes rêves les plus chers. Encore aujoud’hui, je me bats contre cette maudite voix, malgré l’énorme travail que je fais sur moi-même depuis quelques années. J’ai encore de la difficulté à m’aimer assez pour dire que j’ai confiance en moi et que je suis capable. Je crois que c’est le combat d’une vie. Un combat avec toi-même.

Sache que je serai toujours la meilleure alliée sur ton champ de bataille. Mais le meilleur soldat, c’est toi. Parce que tu es forte, tu es magnifique, tu es tellement généreuse et bourrée de qualités. Tu vois la vie comme un arc-en-ciel. Tu peux accomplir tout ce que tu désires, tu incarnes à toi seule la force, l’amour, le bonheur et la vie.

En tant que ta mère, je me dois de t’épauler et de te donner les meilleurs outils possible pour t’aider à grandir et faire face à notre société étouffante et axée sur la superficialité.

Je serai honnête avec toi, j’ai peur. Je me vois en toi et ça me fait peur.

J’ai peur de ne pas être assez bonne pour t’apprendre à croire en toi. Tu es si fragile ma petite chenille, mais moi j’ai tellement confiance en toi et tu deviendras un magnifique papillon aux ailes colorées.

Ma chère fille, tu es bonne, tu es belle, tu es fine, tu es capable.

Et je te promets que tout va bien aller.

Marika Johannesen
MARIKA JOHANNESEN
Crédit : pexels.com

Marika Johannesen

Maman à la maison de trois princesses - parfois plus vilaines que princesses mais je les aime pareil, je jongle entre l’Université à distance à temps plein les tâches au quotidien de ma vie de maman et de femme du mieux que je le peux sans devenir folle à lier. Dans une société où la pression d’être une mère parfaite, une femme parfaite et l’employée parfaite est aussi intense que nos SPM, j’écris en espérant vous faire rire, vous faire pleurer et vous procurer un petit moment de « merci mon dieu je ne suis pas la seule » dans la cacophonie de votre routine. Sur ce, avec un verre de vin à la main, je dis cheers à nos vies de maman!

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