Cette femme qui aime trop

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Aujourd’hui, j’ai le goût de te raconter une histoire. Elle peut être un conte de fées, une légende urbaine ou une histoire d’horreur. Tout est dans la façon de voir les choses. Aujourd’hui, j’ai le goût de te dire que dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc. Écoute-moi un peu. Mon histoire, elle n’est pas si effrayante. Peut-être qu’elle te fera même rêver.

Il était une fois une fille. Une fille ordinaire, pas une princesse ni une guenon – mais ce n’est pas un détail important. Elle connaissait l’Amour romantique, le vrai, le passionné – cet idéal auquel toutes aspirent. Sa vie paraissait comblée car elle avait aussi le bonheur de connaître Amour charnel, aussi connu sous le pseudonyme de Plaisir physique, où anarchie veut aussi dire accord parfait– celui de deux corps qui s’imbriquent l’un dans l’autre, comme seuls deux morceaux de casse-tête peuvent le faire. Notre héroïne et son partenaire, ces deux personnages passionnés dans leurs cœurs et dans leurs têtes étaient vraiment faits l’un pour l’autre. Ils s’aimaient de toute leur âme, de tout leur corps.

Pourtant, malgré tout l’amour qu’elle recevait, la madame était pas contente. Même si une pluie d’affection fusait de toute part, elle ressentait un vide. Alors elle partit chercher la source du bogue. Forte en résolution de problèmes et entièrement dédiée à trouver le bonheur complet, notre guerrière plia bagage et alla au fond des choses, loin loin de chez elle pour être certaine d’entrer en communication avec la dureté de son mental.

Et un beau jour, beaucoup plus tard, elle comprit.

Elle comprit qu’elle était différente. Qu’elle faisait partie de ce groupe de femmes qui « aiment trop ». Elle avait un ami. Un ami différent. Un homme qui était dans ce qu’on appelle une zone grise, un endroit fort méconnu. Je te le dis juste à toi. Il s’agit d’un genre d’autre dimension, d’un endroit interdit, d’un monde parallèle où peu osent s’aventurer. Pourtant il y fait bon, il y est simple d’aimer. D’aimer quelqu’un de différent. Quelqu’un de plus.

Alors elle y a plongé. Elle a osé.

Cette grande amoureuse, cette passionnée, elle a écouté son cœur et non sa tête, peut-être pour la première fois dans sa vie. Et à ce moment précis, elle s’est sentie bien. Honnête avec ses sentiments, sereine avec le fait qu’elle aimait un autre homme que celui qui partageait son lit, sa table, son quotidien. Un peu à la manière dont une mère peut aimer plusieurs enfants, cette femme aime deux hommes. Elle ne partage pas son amour. Elle ne le divise pas – elle le multiplie. Elle aime beaucoup ces deux diamants précieux dans sa vie, chacun d’une manière complètement différente. Une chose est sûre, elle se sent en accord avec ce qu’elle est au fond de son âme.

Dans cette histoire, il n’y a pas de mensonge, mais beaucoup de non-dits. Très peu de nudité dans cette autre dimension, qui s’apparente à un Bleu Nuit de l’époque – mais avec beaucoup plus de dialogues. De l’écoute, de la compréhension, des regards complices, de l’amour mature. Un amour qui n’a pas besoin de mots. Une relation sans jugement.

Aujourd’hui, j’ai le goût que tu regardes au-delà de mon histoire. Que tu voies plutôt la zone grise comme un arc-en-ciel dans la vie du personnage. Que tu ressentes cette chance qu’elle a de pouvoir vivre dans ce petit champ de bonheur avec un être merveilleux. Aujourd’hui j’aimerais que tu imagines le sentiment de plénitude que cette femme peut connaître de pouvoir être en symbiose avec ses deux amoureux, mais aussi avec sa nature profonde. Elle est différente, je te l’accorde, mais bien loin d’être monstrueuse.

Fais de beaux rêves…

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L’OMBRE

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