Le supplice de l’apprentissage du sommeil

bébé bailler

Durant toute ta grossesse, tu t’es préparée psychologiquement à te sevrer de sommeil. Tu t’es même dit que ce n’était pas si grave puisque tu te reposais beaucoup, enceinte, et que tu entretenais ta réserve de sommeil.

Désolée de te l’apprendre, mais non, tu n’as aucune réserve de sommeil cachée dans un tiroir.

Au début, toute mignonne qu’est cette petite créature fraîchement expulsée, tu te dis que tu es Ô combien chanceuse. Tout le monde vient te voir à l’hôpital et ton bébé dort et dort et dort encore. Tu dois même le réveiller pour son boire. Ça fait que tu te fais un beau scénario de ton retour à la maison. Bébé va continuer d’être un ange, tu vas même pouvoir siester en même temps que lui et la nuit,  papa va donner un coup de main et tu vas pouvoir dormir toi aussi. Des fois. De temps en temps.

Et voilà qu’à ton retour à la maison, la réalité te rattrape.

Bébé se montre sous son vrai jour : il a des cornes et vit de nuit. Il dispose même d’un détecteur de sommeil de maman intégré. Si tu es sur le point de t’assoupir, lui, il se met à hurler. Et si tu es chanceuse et que papa prend un peu la relève la nuit, impossible de dormir car du moment où tu l’entends pleurer, une espèce de boule s’insinue dans ton estomac et tu passes ton temps à te demander si ton chum a pensé à changer sa couche, s’il a bu et s’il a  froid.

Un petit conseil de survie 101 : DÉCROCHE.

Parce tu en as pour plusieurs mois à te faire réveiller. Parce que même si tu as les meilleures intentions du monde, bébé fera ses nuits quand il sera prêt et tu n’as pas grand pouvoir là-dessus.

Tu peux bien faire le 5-10-15, le faire tourner sur lui-même, mettre de la musique, lui redonner sa suce pour une quarantième fois, lui donner une doudou qui sent toi, rien n’y fera. Juste le temps et une sainte armée de patience auront raison de ses nuits.

Avec le temps, bébé finira par apprendre à dormir tout seul sans se réveiller trop souvent et toi, tu continueras de te lever dix fois par nuit pour t’assurer que tout va bien parce que c’est bien que trop inquiétant de ne pas l’entendre pleurer.

Alors prends ça un jour à la fois, dis-toi que le sommeil comme le manque de sommeil, c’est un apprentissage et un jour, quand il sera parti de la maison et qu’il aura sa propre famille, peut-être retrouveras-tu un peu de la quiétude de ton sommeil d’avant. Peut-être.

Julie April
JULIE APRIL

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