La maternité : les 5 phases du déclin de tes fonctions cognitives

femme main tête

On le sait, devenir maman s’accompagne d’une dégradation physique évidente qui n’échappe à personne. C’est un fait moins connu, mais cette dégradation atteint également, sournoisement et inévitablement, les cellules nerveuses de ton cerveau. Voici donc les grandes étapes du déclin de tes fonctions cognitives.

#1  Avant : tes fantasmes de grossesse

Tu approches la trentaine ? L’horloge biologique fait tic-tac? Ça y est, ça commence déjà. Tu ne croises plus que des femmes enceintes dans la rue. Tout le monde n’arrête pas de scruter ton ventre avec un petit sourire en coin.

Tu es en période d’essai? À chaque fin de cycle, tu es persuadée d’avoir repéré tous les signes évidents de ta grossesse fantasmée : tu ne supportes plus l’odeur du crottin de cheval, tes seins sont hypersensibles, t’es d’humeur massacrante.

#2  La grossesse: le début de la déchéance

Cette fois, c’est du sérieux. Tes hormones sont au taquet. Et ton cerveau commence à subir les dégâts. T’es crevée comme jamais et t’as l’impression d’être un zombie au boulot. T’as la tête remplie de mille pensées plus ou moins angoissantes sur comment il va sortir, ton petit locataire, ou comment tu vas gérer tout ça une fois qu’il sera dehors, toi qui ne connais absolument rien à l’affaire. Plus les semaines passent et moins t’es disponible pour penser à autre chose.

Autre fait notoire : plus tu prends de l’ampleur, plus t’es maladroite : tu te cognes à tous les coins de table, tu te prends toutes les encoignures de portes, t’as déjà frisé la catastrophe en loupant une marche d’escalier, et t’as cassé quantité de vaisselle pendant le dernier trimestre.

#3  L’arrivée de bébé : rien ne va plus

Alors là, tu vas morfler. Parce que dormir six heures par jour par tranches de deux, ça ne permet pas à tes neurones de récupérer comme il faudrait. Du coup, t’en perds tes mots et il te devient difficile d’avoir une conversation de base avec ta visite. T’as plus de mémoire vive, ce qui fait que tu sais jamais pourquoi t’as ouvert ton frigo et que tu te demandes quelles parties de ton corps t’as déjà lavées quand tu parviens miraculeusement à dégager cinq minutes pour prendre une douche. Enfin, tu perds complètement la notion du temps. Tu ne vis plus qu’une longue journée sans fin depuis la naissance de Godzilla.

#4  La reprise du boulot : la mesure de l’ampleur des dégâts

Tant que t’étais en congé, la confrontation était limitée. Mais là, force est d’admettre que t’as perdu quelques neurones dans la course. Avant le grand jour, t’as l’impression d’avoir la tête tellement vide que tu saurais même plus comment faire ton job. T’inquiète, tous tes automatismes vont revenir au galop une fois que tu seras assise face à ton bureau. N’empêche, tu ne seras jamais plus aussi efficace, perspicace, diligente, réactive qu’auparavant. Ne serait-ce que parce que ton labeur commence bien avant et s’arrête bien après ta journée de travail. Simplement parce qu’aujourd’hui, tes priorités sont ailleurs. Pas toujours facile, malgré tout, de se sentir larguée face aux collègues qui elles, ne vivent pas la même réalité.

#5  Le deuxième : le fossé se creuse toujours plus

Tu pensais être fatiguée après avoir pondu le premier? Tu vas expérimenter des doses de fatigue autrement plus extrêmes. Tes fonctions cognitives ne s’en tireront pas indemnes, évidemment. Sans compter que tout commence à s’embrouiller : t’appelles sans arrêt ton petit par le prénom du grand, et vice-versa (et dire que jadis tu t’es moquée de ta grand-mère qui sortait les prénoms de toutes tes cousines avant de tomber sur le tien…). Tu mets au petit les shorts de ton grand (au final, ça lui fait un pantalon assez ajusté). Il y a tellement d’affaires à penser et à rassembler à chaque déplacement que t’oublies systématiquement quelque chose.

… Mais allez, rassure-toi, devenir maman, c’est aussi devenir la reine de la double tâche, la championne de l’anticipation, la pro de l’improvisation. Et puis, il y a pas plus stimulant que d’observer nos petits se développer, que d’essayer de comprendre ce qui se passe dans leur tête. Et quand plus tard viendra l’heure des devoirs et des leçons à réviser, on s’y collera aussi, et ça nous fera pas de mal de potasser nos basiques.

Pour garder l’esprit jeune, finalement, côtoyer la jeunesse, c’est assez efficace !

Maman Louise
MAMAN LOUISE

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