Pour toi, ma soeur

deux soeurs

Dans ton petit noyau familial, il y a tout un tas de gens précieux sans qui ta vie ne serait pas la même. Tes enfants, qui sont la lumière dans ton existence, ton chum, cet homme qui comble tes jours et ton lit, tes parents, qui t’ont élevée de leur mieux et qui maintenant occupent avec bonheur le rôle de grands-parents gâteau. Mais il y a aussi quelqu’un qui est là, depuis le tout début, avec qui tu as parfois eu une relation en montagnes russes, mais que tu considères, maintenant que tu as vieilli, comme un des plus grands cadeaux que la vie t’ait offert : ta sœur. Cette enfant devenue femme, puis mère, qui t’accompagne dans tes hauts et tes bas depuis toujours et à qui tu veux dire merci pour tous ces moments inoubliables passés et à venir.

Ta sœur, c’est celle que tu mordais lorsqu’elle était bébé parce qu’elle obtenait toute l’attention de votre maman. C’est celle qui a pris la moitié de ta chambre pour en faire la sienne. Ta sœur, c’est celle que tu aurais voulu retourner directement dans le ventre de ta mère.

Ta sœur, c’est aussi celle avec qui tu as fait tes premiers mauvais coups d’enfant. Celle avec qui tu te barbouillais la face de crayon feutre, celle avec qui tu vidais la poudre pour bébé à la grandeur de la salle de bain. Mais ta sœur, c’est aussi celle que tu défendais quand elle avait fait un mauvais coup sans toi et que tu prenais le blâme pour elle volontairement. Parce que tu étais la plus grande.

Ta sœur, c’est celle qui a enduré que tu la pinces, que tu la frappes et que tu lui serres les joues quand elle te tapait sur les nerfs. C’est celle qui revenait toujours vers toi même si tu n’étais pas toujours une grande sœur attentionnée. Parce que ta sœur, c’est celle qui te pardonnait tout. Et qui le fait encore.

Ta sœur, c’est celle avec qui tu partageais tous tes secrets de petite fille, tes premiers kicks, tes rêves. C’est celle avec qui tu osais être toi-même, un peu fofolle, en pyjama, la tête toute dépeignée. Ta sœur, c’est celle à qui tu as dit bonne nuit avant de fermer les yeux pendant tant d’années. Et avec qui, en secret, tu étais finalement bien contente de partager ta chambre.

Ta sœur, c’est celle qui était à tes côtés lors de ta première peine d’amour, celle à qui tu pouvais dire à quel point tu croyais que ta vie était finie sans qu’elle te juge. C’est celle qui t’encourageait en te disant que tu méritais mieux, que dans le fond il n’était pas le bon pour toi, et qui le pensait vraiment. Ta sœur, c’est celle qui s’en faisait pour toi autant que pour elle-même.

Ta sœur, c’est celle avec qui tu as viré quelques bonnes brosses à l’adolescence. C’est celle qui t’a tenu la tête lorsque tu vomissais ton trop-plein de shooters sur le trottoir. Ta sœur, c’est celle qui te raccompagnait les soirs où tu ne savais pas contrôler ta folle jeunesse puis qui allait te coucher en prenant soin de ne pas t’échapper dans les escaliers.

Ta sœur, c’est celle qui a compris que tu t’éloignais d’elle lorsque tu es partie de la maison, le vent dans les voiles. C’est celle qui a attendu ton appel même si elle s’ennuyait de toi sans bon sens. Ta sœur, c’est celle qui t’as ouvert grands les bras toutes les fois où tu es revenue pleurer sur son épaule, déboussolée. Et qui t’a écoutée, vraiment.

Ta sœur, c’est celle qui t’a dit la vérité en pleine face quand personne n’osait le faire. C’est celle qui t’a plus souvent qu’à son tour remise dans le droit chemin avec ses conseils qui t’énervaient mais que tu savais être les bons. Ta sœur, c’est celle qui t’a pris la main quand tu  croyais que plus personne ne la prendrait.

Ta sœur, c’est celle qui est devenue maman elle aussi. Celle avec qui tu partages tes joies et tes angoisses de la maternité, celle avec qui tu ventiles lorsque tes enfants te dépassent.  Ta sœur, c’est celle avec qui tu mets au monde une nouvelle génération de cousins et de cousines qui feront un jour les quatre cents coups ensemble.

Ta sœur, c’est celle avec qui tu serais prête à refaire le monde autour d’un verre de vin. C’est celle avec qui tu es encore capable d’avoir des fous rires même si vous n’êtes plus les enfants d’autrefois. Parce que ta sœur, c’est celle qui, malgré le fait que la vie vous amène parfois sur des routes différentes, est toujours là pour toi. Sans jugement.

Ta sœur, c’est une femme qui a changé ta vie, parce qu’elle t’a aidée à tracer ton chemin. Par sa présence et son amour.

Et pour tout cela, tu lui dis aujourd’hui merci.

Du fond du cœur.

Audrey Roy
AUDREY ROY

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