La maternité : l’art de lâcher prise en 8 points

femme séchoir cheveux

Sache, chère maman et surtout chère maman-en-devenir, que lorsque tu expulses ton rejeton hors de ta matrice, il y a des choses dont tu ne te souciais pas avant qui prennent une place prédominante dans ta vie -ça c’est un autre sujet-, mais il y a aussi des choses sur lesquelles tu finis par lâcher prise. En voici quelques-unes. Hakuna Matata que le phacochère Pumba dans The Lion King disait.

#1  Ton beau linge que tu mettais jamais dans la sécheuse

Quand tu dois changer de chandail 2 à 3 fois par jour pour cause de déjection humaine ou de régurgitation massive, ta pile de linge sale se transforme rapidement en montagne pis pour sauver du temps, t’envoies de plus en plus souvent ton linge dans la sécheuse pis ça te fait absolument rien. Hakuna Matata !

#2  Ta coiffure

Oh que tu t’en fous maintenant de sortir au dépanneur ou à la pharmacie avec une couette tout croche sur le dessus de la tête. Pis tu réalises qu’on te regarde pas plus croche qu’avant… Fine.

#3  T’étais dédaigneuse? Ben tu l’es pu!

Essuyer une coulisse de vomi avec les bas du p’tit avant de les lui faire porter, lui enlever une crotte de nez et l’essuyer sur la cuisse de ton jean, nettoyer la suce tombée par terre en la tétant quelques secondes avant de la reploguer sur ton hurleur en herbe, goûter les céréales de bébé du bout de la langue quand tu sais très bien que c’est ton lait maternel qu’il y a là-dedans, essuyer le nez qui coule avec ta manche de chandail ou foutre un doigt dans la couche pour évaluer l’urgence de la changer sont tous devenus des gestes tellement banals que t’en oublies tous tes dédains. Alléluia!

#4  Ton ménage

Quand tu regardes autour de toi pis que t’as de la misère à voir le plancher, qu’il y a une pile de vaisselle sale dans l’évier de la cuisine, que t’as pas fait ton lit depuis deux semaines pis que ton char ressemble à un dépotoir ambulant, tu réalises que tu t’en fous en autant que les p’tits vont bien et que tes trois besoins fondamentaux sont satisfaits à savoir manger, dormir pis te laver une fois de temps en temps quand le parfum et le déo ne sont plus suffisants pour couvrir ton odeur de swing. Le soir venu, après la bataille du dodo et une fois la maison silencieuse, c’est cent fois plus important pour ta santé mentale de prendre une petite coupe de vin tranquille pis fuck le ménage. Si ta mère te voyait! Hakuna Matata. Désormais tu t’en contrefiches!

#5  Le régime alimentaire de bébé

Bébé mange de la roche pis du sable? Il lèche allègrement la télécommande? Whatever, ça va y faire des anticorps! T’as abdiqué face à toutes ces choses que bébé mange alors que tu lui as dit un millier de fois ark-mange-pas-ça-c’est-caca. Maintenant, tu te dis juste que quand il en aura mangé assez, il passera à autre chose. Pis si ça lui crée des petits problèmes intestinaux, un petit suppositoire, en t’assurant qu’il fait le lien entre ledit suppositoire et le ark-c’est-caca, risque de faire la job. Pas plus de prise de tête que ça.

#6  Ton régime alimentaire

Ça ne te dérange plus vraiment de ne plus manger un repas cinq services ni même de manger frette. Tes attentes ont considérablement diminué pis manger une toast au beurre de peanuts ou un bol de céréales pour souper, accotée sur le comptoir de la cuisine une fois que tout le monde a fini son repas, tu trouves probablement ça ben correct. Un pâté chinois est désormais reclassé au rang de haute gastronomie pour toi.

#7  Ta décoration intérieure

Tous tes beaux cadres et bibelots que tu exposais avec tant de fierté sont désormais confinés sur la plus haute tablette de ta garde-robe ou dans le fin fond du sous-sol histoire que ton chérubin ne mette pas la main dessus. T’as comme l’impression que ta maison est en constant home staging côté déco alors qu’elle se fait assaillir côté bébelles, mais ça te va très bien. Moins d’époussetage à faire.

#8  Ta vaisselle

Tu sacres joyeusement tout ce que tu peux au lave-vaisselle sans te soucier le moins du monde des effets néfastes que ça aura sur tes plats de plastique et tes chaudrons. On en achètera d’autres s’il le faut.

Bref, toi la mère, tu apprends à lâcher prise sur les choses futiles pour te consacrer aux choses vraiment importantes. Pendant que ta vaisselle se lave toute seule dans le lave-vaisselle, que ton linge t’attend dans la sécheuse pis que tes cheveux pendouillent attachés tout croche sur le dessus de ta tête, tu es témoin du premier sourire, du premier rire, des premiers pas, pis ça, ça en vaut la peine!

Pis toi fille, sur quoi as-tu appris à lâcher prise?

Amy Bureau
AMY BUREAU

2 thoughts on “La maternité : l’art de lâcher prise en 8 points

  1. É. Bérubé Répondre

    lâcher prise sur la planification, une chose à la fois re: tu habilles ton petit dans son habit de neige pour te rendre compte qu’il te regarde en poussant un bel étronc dans sa couche. Et bien tant pis on sera en retard…car faut bien tout recommencer et changer cette belle couche !!
    Et ces belles petites victoires: quand ils peuvent marcher et te suivre, youpi pour mes bras et Hourra, j’ai les mains libres. Quand ils n’ont plus besoin du siège d’auto, on se rattrape sur le temps. Juste un peu moins en retard. Quand ils peuvent rentrer seuls de l’école. Yess!! et enfin quand ils peuvent se garder seuls 1 heure, faire l’épicerie la tête libre, les mains et pieds libres. Petits gains quotidiens, grandes victoires !!

  2. Marie-Josée Répondre

    Faire des tits cr*** de sacs de bonbons d’Halloween. Astheure je mets tout dans un gros bol et c’est un self service. Quand y’en n’a plus, that’s it. En fait, depuis le 2e bébé, la Martha Stewart en moi est morte. Et enterrée. Pas de fleurs. 😝

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