Les 5 choses qui changent au deuxième bébé

deux enfants énervés

Être maman, ça développe les sens que t’avais déjà à une limite que la science n’explique pas. Tu sens tout, tu vois tout – pis t’en hallucines en plus – et t’entends tout, tout le temps.

Pis c’est fou, mais après le premier, t’as l’impression d’entendre tes ovaires te crier qu’ils sont prêts à te gâter avec un futur-éventuel-peut-être-que-din-coup-ça-collerait-deuxième-bébé. Et ce qui est encore plus fou que ça,  l’est qu’on dirait que ça te tente.

T’en gères déjà un avec une facilité désarmante, pourquoi s’y limiter ? Pourquoi tu ne pourrais pas faire pareil avec plusieurs autres avec le même nombre d’heures dans une même journée?

Voici donc un topo de plusieurs grands et étonnants changements qui risquent de t’attendre si tu repars la machine.

#1  Le linge sale se multiplie à la vitesse grand V

Il n’existe aucun panier de linge sale assez grand pour contenir la totalité des vêtements souillés en l’espace de moins de vingt-quatre heures. Ça commence par les pyjamas plein de bave ou de pipi suivis de près par les vêtements plein de vomi – du p’tit et de papa et/ou maman, c’est selon -, puis des tee-shirts des plus vieux qui se sont amusés à se lancer leur déjeuner.
par la tête pendant que tu changeais le plus jeune, des cent-douze débarbouillettes utilisées depuis six heures en plus de celles de la veille que t’avais pas vues, le linge sale dans le sac de garderie que t’avais oublié dans la voiture et j’en passe. Ajoutes-y aussi le linge de papa et maman.

T’en viens même à penser à la blague à jeter tes bobettes au lieu de les laver. T’sais au fond c’est pas si fou, le temps c’est de l’argent qu’on dit.

#2  Le temps de repos dans la journée n’est plus

Tu te souviens, dans l’temps, tu faisais des siestes avec le p’tit . Dans ton petit cocon d’amour et de tendresse, sur la même longueur d’onde. FE-NI. Quand bébé dort, tu torches et retorches, tu fais la vaisselle, tu fais à souper en même temps que tu dînes avec les restants du souper d’hier en regardant les circulaires des épiceries où tu iras quand bébé se réveillera. Quand t’auras enfin terminé de ramasser les jouets et que tu réussiras à voir un coin de ton plancher, il sera temps d’aller chercher tes plus vieux au service de garde pour les voir recommencer à les étaler partout.

#3  Le répit au Pipi-Room est la nouvelle clé de ta détente

Avec un bébé, quand t’es seule à la maison, tu te permets de laisser la porte ouverte quand tu vas à la toilette pour être sûre d’être bien à l’écoute si jamais il se met à pleurer. Avec plus d’un, tu t’assures que papa prenne le relais et tu barres la porte à double tour. Faire le vide intestinal rime avec paix intérieure. Tu te retiens pour pas mettre des bouchons. Tu rentabilises ton temps en scrollant les réseaux sociaux, tu t’épiles les sourcils, tu fais les touch ups de ton Cutex si t’es contorsionniste, tu brosses tes dents, etc. Pis tu finis souvent ça en gérant une crise de bacon de l’autre bord d’la porte.

#4  Les soirées films et câlins sont maintenant choses du passé

Te louer un film avec l’être aimé pour l’écouter attentivement relève de la fiction. Tu joues tout le temps avec le volume pour être certaine de pas réveiller le plus jeune. Si tel est le cas, l’effet-avalanche prend ta maison d’assaut. Le plus grand se réveille en panique avec une envie de pipi imaginaire ultra pressante, la plus jeune pète une crise de nerfs dans sa bassinette à grands coups de pieds, ton autre veut du lait-toi-berceuse-toutou-mais-y-s’ endort-pas. Après tout ça, t’appuies sur Play pour mieux t’endormir sur le divan tellement t’es brûlée.

#5  Tu ne déménages pas mais ta maison rétrécit

T’as beau remplir à ras bord tes poubelles et ton bac à recyclage religieusement toutes les semaines, tu finis plus d’accumuler. Mamie débarque à toutes les fois avec un morceau de linge pour chacun de tes rejetons qu’ils vont mettre juste une fois dans six mois. Matante et Mononcle arrive systématiquement avec une nouvelle bébelle comme si c’était un prix d’entrée obligatoire. Tes amies mamans, eux autres,  ont eu le temps de faire le tri dans leurs propres affaires et te font cadeau de tous les vêtements dont les leurs n’ont plus besoin. Name it. T’as de tout en trop, toutes catégories confondues. Et plus t’essaies de te débarrasser, plus tu te sens coincée avec ton doute du jvais-le-gader-din-coup-que.

Tu finis par te souhaiter que la bonne fée marraine ajoute une dizaine d’heures par jour pour en venir à bout et pour récupérer un tant soit peu.

Mais ça paraît pire que c’est t’sais. Ben vite ces petits-là seront déjà grands pis tu vas t’ennuyer de ça avec nostalgie, en les regardant faire le ménage avec un bon verre de rouge.

Ben quoi, t’as le droit de rêver.

Mélissa Rondeau
MÉLISSA RONDEAU

 


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