Charte des droits et liberté d’un fucking four

garçon micro

Considérant que tout enfant de quatre ans détient la vérité absolue, a déjà tout vu, tout entendu et tout vécu. T’sais y’est quand même pas né de la dernière pluie.

Considérant que tout enfant de quatre ans est autonome, n’a pas besoin d’aide et est capable tout seul sauf quand vient le temps de mettre ses souliers.

Considérant que ce même enfant peut dire « Non! » en tout temps ainsi que « Ça me tente pas! », « C’est même pas vrai c’que tu dis! » sans oublier « Tu veux JAMAIS! ».

Considérant qu’un enfant de quatre ans, ça mange ce que ça veut  puisqu’il a déjà goûté à tout dans une autre vie ce qui fait qu’il sait d’avance ce qui ne goûte pas bon.

À ces causes, la reine mère décrète que :

Toute mère peut tenter de sortir gagnante d’une argumentation avec son fucking four mais il aura le dernier mot plus souvent qu’autrement même s’il faut qu’il le chuchote une fois que ladite mère aura le dos tourné. Aussi, mieux vaut lâcher prise.

Toute mère devrait préférablement laisser son fucking four faire ses choses tout seul puisqu’il est grand et qu’il est capable tout seul de décider de sa vie. S’il demande de l’aide, ladite mère pourra toutefois lui porter assistance en ajoutant un « me semblait que t’étais capable tout seul » bien placé avec un sourire victorieux.

Toute mère qui demande un service au fucking four et qui reçoit une réponse négative est en droit de se mettre à chigner comme nulle autre en lui disant qu’il est plate et qu’il ne veut jamais. Ce faisant, ledit fucking four pourrait porter assistance à sadite mère dans un futur rapproché.

Toute mère ne devrait pas perdre de temps à élaborer un souper quatre services digne d’un des plus grands restos et toujours y aller avec la base. Anyway, si ce n’est pas du macaroni au fromage ou un grilled cheese, il faudra immanquablement négocier le nombre de bouchées avec le fucking four.

Je, la mère qui fait de son mieux, déclare sous serment que je remplirai mes fonctions de maman avec honnêteté (sauf pour voler quelques petits bonbons d’Halloween pendant qu’il dort), impartialité et justice et que je n’accepterai aucune autre somme d’argent (sauf celles trouvées dans le fond de la sécheuse) ou considérations quelconques (sauf des « Je t’aime » pis des câlins) pour ce que j’aurai accompli ou accomplirai dans l’exercice de mes fonctions de mère qui adore son enfant malgré le terrible two, le testing three, le fucking four et je ne sais quel autre maladie de l’enfance qui attaquera mon enfant tôt ou tard.

Laurianne Loyer-Bernatchez
LAURIANNE LOYER-BERNATCHEZ

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