L’évolution des bobos en 4 étapes

fille plaster

Toi, future maman, prépare-toi à traîner ton kit de survie partout où tu iras pour survivre à l’évolution des bobos de ta progéniture.

0 – 1 an : la marche

Cette tranche d’âge te laisse du lousse car elle ne commence jamais avant les trois derniers mois. Ici c’est le paradis du pognage de doigts dans les portes et des crises d’hystérie qui transmettent un message clair et précis soit je-viens-de-me-planter-en-pleine-face et qui s’explique par l’apprentissage de la démarche de la bête féroce, à deux, trois ou quatre pattes tout dépendant de ta bête.

Ton bambin, ne maîtrisant vraisemblablement pas encore ses déplacements, risque de pousser quelques cris s’apparentant aux hurlements d’un loup solitaire un soir de pleine lune exprimant une douleur intense à l’égo.

À ce stade, tu t’en sors bien car le temps de te garrocher sur lui comme un joueur de baseball qui se jette sur le troisième but, ton rejeton est déjà reparti explorer son territoire.

Symptôme : égo blessé

Nécessaire : en cas de besoin, utiliser l’efficace je-prends-bobo-je-souffle-bobo-bye-bye-bobo.

Posologie : répéter une à deux fois à l’heure soit à toutes les crises de larmes.

1 – 2 ans : les chutes

Ton mini commence sa journée de cascadeur avant même que tu sois debout. 6h12, le cascadeur vient de sacrer le camp descendre de son lit dans un bruit sourd. S’ensuit une quantité impressionnante de chutes en bas du divan, en courant, dans un module de jeu, en écoutant la télé, debout en faisant rien pantoute et dans tous les escaliers possibles et inimaginables de deux à quarante-six marches.

Symptôme : nombre considérable de bleus donnant à ta progéniture l’aspect d’une vieille pomme poquée trouvée au pied d’un arbre dans un verger à la fin du mois de septembre.

Nécessaire : un linge humide

Posologie : lors d’écoulement de larmes et de cris stridents, appuyer quelques secondes ledit linge sur la partie du corps affectée. Effet instantané.

2 – 4 ans : le sang

Qu’il y ait une goutte ou un lac, l’effet est le même.

Symptômes : hurlements stridents comme si on venait d’amputer la jambe de ta progéniture à froid.

Nécessaire : ton-meilleur-ami le plaster. Mais pas n’importe lequel. Sans plaster des Minions/Spiderman/La Reine des neiges, la douleur pourrait s’intensifier.

Posologie : remplacer régulièrement le plaster jusqu’à ce qu’il ne reste plus l’ombre d’une cicatrice pour éviter les j’ai-mal-à-mon-bobo plus d’une semaine après ledit accident alors que l’enfant pointe une vieille gale séchée.

4 -5 ans : les blessures imaginaires

À 4 ou 5 ans, ta progéniture est susceptible de s’arracher la moitié d’un coude sur l’asphalte comme de feindre une fracture de la jambe. Dans tous les cas, l’intensité de la réaction demeure normalement la même.

Symptômes : larmes ou crises occasionnées par des blessures visibles ou invisibles à l’oeil nu.

Nécessaire : ben de la patience

Posologie :  crème glacée, bonbon, jouets du Dollorama ou toute activité permettant de recentrer son attention sur autre chose que sa petite personne.

À compter de 6 ans, sers ton kit de premiers soins pis sors tes talents de fine psychologue. Si tu pensais avoir tout vu, sache que le fun ne fait que commencer !

Isabelle Larocque
ISABELLE LAROCQUE

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