La retour du calvaire des lunchs scolaires

maman cinglante enfant légume lunch

Dans mon temps, les lunchs, c’était ben simple. Ma mère me faisait une sandwich au jambon. Tous les jours. Tout le monde mangeait des sandwiches au jambon sauf les trois mêmes petits amis exotiques qui faisaient régulièrement chauffer une matière douteuse au micro-ondes sous notre regard ébahi. Personne s’en faisait avec les peanuts, l’éducatrice qui s’occupait de moi a même déjà fait chauffer une Oh Henry dans le micro-ondes à des fins d’expérience. Le même micro-ondes qui réchauffait les lunchs douteux des trois enfants fancy qui ne mangeaient pas de sandwiches.

Par deux fois, ma mère a essayé de mettre du 7up dans mon thermos. Mais le 7up sous pression, ça se passe plus ou moins bien. Reste qu’à défaut d’avoir trouvé le contenant idéal pour en apporter, j’avais le droit d’en boire. Pour dessert, c’était le festival des échanges de petits gâteaux Vachon et on plaignait toujours le même pauvre petit gars dont les parents étaient particulièrement granos qui devait se contenter d’une salade de fruits en cup pas de cerises. Des fois j’avais une pomme. Des fois. Aujourd’hui, j’ai 32 ans, mon système immunitaire fonctionne à plein régime et je ne suis pratiquement jamais malade.

J’en déduis donc qu’il s’est passé un fait marquant entre 1995 et 2010. Étant davantage préoccupée par ma bière du vendredi soir que par les lunchs scolaires à l’époque, j’ai dû manquer l’annonce d’une épidémie de diabète infantile, la mort subite d’un jeune mangeur de gâteaux Vachon ou l’histoire d’une overdose de sandwiches au jambon. Bref, suite à ce fait marquant inconnu, la planète s’est revirée de bord. Exit le glucose-fructose. Exit les gras trans. Exit le fun. Exit la demi-mesure. Exit le bon jugement laissé au soin des parents. Aujourd’hui, on se fait tatouer le guide alimentaire sur le cœur et on ne sort plus nulle part sans sa carotte. Si tu trouves que j’exagère, j’en déduis que ton enfant ne va pas à l’école.

Premièrement, il y a la collation. La collation doit être composée de fruits frais, de légumes frais ou de fromage frais. Fine. Je ne connais personne qui est contre la fraîcheur. Sauf que des fois, c’est le fun, un petit package de biscuits à tartiner avec du Cheez Wiz ou un pain aux bananes pas de peanuts acheté à l’épicerie fait maison. Pis une compote en sachet, ben ça dépanne. Oui, oui, une compote, sans sucre là. Mais non. Non. Semblerait-il qu’on ne sait pas véritablement ce qu’elle contient, cette compote-là. Même si « sans sucre » est marqué plus gros que « compote » sur la boite, ce ne serait ni plus ni moins qu’un guet-apens pour berner les parents en quête d’une collation santé. Mais OH ! L’école n’est pas dupe et ne se laisse pas berner comme ce pauvre parent naïf. Afin de préserver la santé fragile de ses bénéficiaires, mieux vaut proscrire lesdites compotes, les coupes de fruits et tout dérivé des fruits et légumes qui ne se présente pas sous la forme d’une bonne vieille banane. Une pierre deux coups, la survie de l’espèce est assurée. Je rêve du jour où un enfant va faire une overdose de brocoli pour nous donner un break de verdure. Malheureusement, jusqu’ici, à part une diarrhée explosive, rien de nouveau sous le soleil.

Quand sonne midi, la variété est au menu. Ne pas diversifier les repas de son enfant en revient ni plus ni moins à ne pas l’aimer. En tout cas, pas sincèrement. Pas profondément. Parce que l’absence de diversité nuit à son développement cognitif. Vous savez ce qu’on dit :  « Après deux lunchs de spaghetti, ton cerveau ramollit. » Je n’ose même pas imaginer l’état du mien en tant que membre officiel de la génération sandwich au jambon.

Bref, si tu oses deux portions de lasagne dans une même semaine, attends-toi à recevoir un billet des-diététistes-certifiées-du-service-de-garde-de-l’école-d’à-côté via la boite à lunch de ton enfant t’annonçant que ton manque de discernement face à tes choix alimentaires relève de la négligence. « Nous avons remarqué que Charles-Étienne avait mangé deux fois de la lasagne cette semaine. Nous vous rappelons qu’il est important de diversifier l’alimentation de votre enfant. Merci. » Une chance que vous êtes là. Mon plus grand regret est que vous n’ayez pas participé à mon accouchement et à l’éducation de mon enfant pendant les cinq premières années de sa vie. Je remercie le ciel chaque jour d’avoir eu la chance inouïe de le maintenir en vie jusqu’ici malgré mon manque cruel de jugement.

Pour ce qui est du dessert, ne prends jamais rien pour acquis. Si on t’annonce que les desserts sucrés sont permis à l’exception des bonbons et du chocolat en début d’année, tu n’es pas à l’abri d’un revirement de situation inattendu qui mettra assurément du piquant dans ta vie. « Nous avons remarqué que Benjamin mange souvent des Jos Louis comme dessert le midi. Bien que les desserts sucrés soient permis, nous recommandons fortement de les alterner avec des fruits frais. Merci. »

Heureusement, la diversification des lunchs a engendré chez moi une recrudescence de créativité. Le lendemain, mon fils est parti de la maison avec une boite à lunch vide. « Compte tenu de mon flagrant manque de jugement, je recommande fortement que vous remplissiez vous-mêmes la boite à lunch de mon enfant afin que vous puissiez vous assurer qu’il dispose de tous les nutriments nécessaires à son évolution. Vous pouvez aussi passer le prendre après les cours et l’amener à son cours de natation. Merci. »

Bonne rentrée là !

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Lisez aussi 7 choses que tu ne savais pas avant d’avoir des enfants et À toi, le parent qui a engueulé mon enfant au parc ce matin.


43 thoughts on “La retour du calvaire des lunchs scolaires

  1. Cindy Répondre

    Quel texte rafraîchissant et drôle! Délicieusement bien écrit!

  2. Chantal Ménard Répondre

    J’ai une bonne pour toi, si ton enfant fréquente une école de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. À partir de la rentrée 2016, l’école ne fera plus d’ingérence dans les boîtes à lunch. La seule règle qui restera, sera celle qui concerne les noix.

    1. parfaitemamancinglante Répondre

      C’est une excellente nouvelle 🙂

    2. Joyce Répondre

      J’ai hâte de voir ça… En tant que prof, c’est aussi un calvaire les lois nutritionnelles. Ma direction m’avait même déjà interdit de faire mon projet de maison en bonbons en maths parce que c’était contraire à la politique de la CS et de ne pas donner de sucreries à l’Halloween à mes élèves…. On n’en peut plus du guide alimentaire canayen!

  3. Yzabel D. Répondre

    Amen ma chère, « AMEN »! Je n’aurais pu mieux dire, tu m’enlèves les mots de la bouche. Et imagine-toi donc qu’une année au primaire lors du super rdv annuel d’explications de « comment ça marche » qu’on sait tous par coeur dans la classe d’un de mes fils, une mère a levé la main (tsé, celle qui lève la main quand tout l’monde veut s’en aller parce qu’il fait trop chaud et que c’est jeudi soir et que ta sangria et tes enfants t’attendent dans la piscine?)… bon bien cette chère maman nous indique gentiment que son fils à ELLE, il est allergique aux fruits et aux légumes frais!!!!!!!!!!!!!! Tsé, dans mon temps, les enfants lichaient les roches pis les parents faisaient pas une syncope! Bon, j’la ferme mais AMEN encore 🙂

    1. Lucie Répondre

      L’allergie aux fruits et légumes frais découle de l’allergie du pollen du bouleau – ma fille à ce problème. Avec leur belle police des boîtes à lunch, elle an a mangé des mautadits billets de boîte non-conforme!!!

      1. CAROLYNE

        Pour l’allergie au pollen de bouleau, l’acuponcture fait des merveilles. Maintenant, je peux manger des pommes, poires, amandes, etc.

  4. Claire Bourgault Répondre

    Que dire du non droit au popcorn (fait maison, sans sel ni buerre, bref, sans goût…) mais au droit au barres tendres enrobées de chocolat? Et pas le droit non plus au gatorade (au retour d’une gastro, je voulais écouler le liquide bleu douteux!! mere indigne que je suis!), mais oui aux coktails sucrés? Bref, merci pour ce texte charmant!!!

  5. Tibodore Répondre

    Il ne faut pas oublier que les collations ne doivent pas demander d’utilisation d’ustensiles ou de pailles. Il ne faut pas qu’elles soient collantes ou qu’elles aient quelque potentiel de dégâts. Donc, exit, les yogourts de quelque forme que ce soit si soutenants pourtant. Interdit, les compotes et autres aliments « collants » comme des petits fruits qui pourraient faire du jus dans le plat (vu que ça doit être pris avec les mains)! Interdit les trempettes pour agrémenter des légumes , c’est salissant. Aussi, il faut que la collation se mange dans un temps minuté, donc exit la pomme complète. Bref, chez-nous, le problème est réglé????, ficello 4 jours sur 5 car le fruit ou légume consommation rapide ne soutient pas assez mon enfant jusqu’au dîner. Pourquoi pas 5 jours alors? Justepour qu’on sache quand même qu’on connaît notre guide alimentaire et que la DPJ ne se mette pas sur notre cas! On a bien pensé au mixte fromage-fruits ou légumes mais ça ne rentrait pas dans le temps! Pour la collation d’après-midi, ils (Les enfants???) n’ont pas le temps…donc, c’est de l’eau dans une bouteille d’eau ayant été, au préalable, approuvée au conseil supérieur. C’est si simple!!!????

    1. Catherine Répondre

      C’est si rigide mais ça le malheur d’être vrai!!!

  6. Nathalie Halim Répondre

    Les emballages en plastique sont une véritable plaie pour notre environnement et notre planète. Rien que pour cela, j’encourage à consommer des fruits et légumes frais. Avez-vous entendu parler du plastic vortex ou 7e continent? Faites une petite recherche sur Internet et vous serez sous le choc. L’école a raison d’éduquer nos enfants à la consommation responsable. Tous les contenants individuels en plastique sont pratiques pour les parents mais encore une fois une catastrophe pour l’environnement car ils ne sont pas tous recyclables. Donc, ce débat dépasse de loin la simple question de la santé et de la nutrition.

    1. Yzabel D. Répondre

      Chère Nathalie,

      Ne croyez pas que nous ne sommes pas soucieux de l’environnement et que nos enfants apprennent à s’en soucier qu’à l’école durant les pauses ou le lunch. Nous recyclons, nous faisons de bons choix pour l’environnement ET nous VOULONS du CHOIX et du TEMPS pour nos enfants aussi… On ne parle pas ici de simplement avoir le droit de remplacer un fruit frais par une compote préemballée qu’on jetera par la suite, on parle ici de remplacer un fruit ou un légume frais comme par exemple par une compote maison dans un contenant réutilisable. Vous voyez, le problème avec les grands écolos-paternalistes, c’est qu’ils voient un problème écologique dans tout et qu’ils croient que nous sommes tous ici pour attendre que leur divine science infuse nous transperce de sa vérité! Il faut se recentrer sur le sujet. On ne parle pas des oiseaux et des nuages, mais de l’école et des commissions scolaires.

      Bonne lecture!

      Y.

    2. raynald Répondre

      L` école peut éduquer oui , mais pas joué à la police. Ce n`est pas à l`école à décider ce que je mets dans le lunch de mes enfants point!

    3. Audray R. Répondre

      on ne parle pas ici de contenants, mais de contenu!

    4. Marie-Eve Répondre

      Oui mais il y a tant de poasibilités maintenant en terme de contenants réutilisables. Boîtes à jus, Dac collation et pochette à boire qui peuvent être remplis et reremplis durant des années avant d’être jeter.

  7. Hélène Répondre

    Je suis moi-même maman et prof, et je n’en peux plus de la dictature des lunchs! La dernière trouvaille de l’école de mes plus jeunes: Les jeudis sans jus! Pour leur faire boire plus d’eau! D’accord pour informer et donner des suggestions, mais est-ce vraiment le rôle de l’école? Je ne crois pas…
    Merci pour ce billet.

    1. Jasmine Répondre

      Quoiqu’il en soit, les domaines généraux de formation (santé et bien-être) du programme décrivent ces intentions éducatives.

  8. Cynthia Répondre

    Avec trois enfants, Nous entamerons en septembre notre 12ème année de lunch au primaire! Les règles limite beaucoup les possibilités et nous donne du fil à retordre. Au secondaire, on passe à autre chose, il n’y a pas de limite donc imaginer tout leurs efforts réduits à néant! Surtout que l’interdit est souvent plus tentant!

    1. Isabelle Borduas Répondre

      Ouf!!! oui, en effet, nous en sommes juste au troisième du secondaire pour 2 enfants sur 4 et je respire déjà mieux!!!

  9. Véronique Répondre

    Je partage l’idée du billet. On a tous nos petites histoires. Me faire dire par mon fils car il n’y a pas de billet dans la boîte à lunch, de ne plus mettre de biscuits car ça fait des miettes et il faut qu’elle passe le balais ensuite… Au-delà de ça, ce qui dérange c’est l’ingérence dans nos choix basés sur nos valeurs ou contextes de vie. Qu’il y ait éducation, sensibililation, ok, mais qu’on nous laisse le choix sans le jugement.
    Et si je me rapelle bien, au primaire, il n’y avait pas de collation le matin. C’était le berlingo de lait et je ne me souviens même plus si c’était tous les jours. En tout cas, je ne me rapelle pas avoir eu faim avant le dîner.

    1. Sarah Répondre

      Dans notre temps, il n’y avait pas de service de garde non plus! Il ne faut pas oublier que certains enfants arrivent à l’école jusqu’à 1h30 avant le début des classes, ce qui fait que le déjeuner est bien loin. Je ne gère pas la boîte à lunch des élèves, mais quand ils sortent le matin des biscuits au chocolat, du pudding et des roulés aux fruits, je leur demande de voir s’ils n’ont pas quelque chose de mieux pour le matin!

  10. Caro Répondre

    Wow… c’est la que je suis heureuse d’etre on Ontario ou nous avons seulement la restriction des noix a l’ecole primaire et qu’au secondaire, mes enfants ont aucune restriction. Par contre, au secondaire, s’il y a des noix, c’est seulement autoriser dans la cafeteria, nul part ailleur! ☺

  11. Carolyne Répondre

    On ne se fie plus au jugement des parents quant à la «méthode» d’éducation de leur enfant. On ne se fie plus au jugement des enseignants quant à leur méthode d’enseignement. Oui, c’est vrai qu’il y a des parents et des enseignants qui peuvent manquer de jugement parfois. Mais bon! Est-ce une raison pour vouloir contrôler tout le monde ? Pour ce, faudrait que les dirigeants soient irréprochables pour nous faire la morale. J’ai enseigné pendant 8 ans et la plupart des classes présentaient des moisissures. Dix ans plus tard, ces mêmes écoles n’ont toujours rien fait pour régler le problème. Les profs et les enfants ont des problèmes respiratoires, les yeux irrités… Chut! Faut pas en parler… Mais mangeons des fruits frais!!

  12. Julie Répondre

    À notre école en plus des 8000 recommandations nutritionelles, nous sommes fortement encouragé à faire des boites à lunch sans déchet. Adieu Zibloc!!! ????

  13. Jessy Répondre

    Wow! Àvous lire, c’est un véritable
    Calvaire et une belle utopie de
    Vouloir le mieux pour nos
    Enfants…! Le pire c’est que j’approuve la plupart de vos commentaires, mais
    En tant qu’enseignante et
    Maman, je crois tout de même
    Que l’alimentation s’est passablement transformée dans les
    Dernières décennies et non, personne n’est mort d’une
    Overdose de sandwich au jambon ou de Jos Louis, mais pourquoi pas viser la santé plutôt que la facilité? En lisant un peu sur les soins de santé naturels, vous saisirez que le sucre et la
    Malbouffe sont associés à plusieurs maux…. Attention! Je ne dis pas ici que le
    Sucre est mal et que l’on
    Doit pointer du doigt les
    Parents qui nourissent leur enfant de glucose et les déclarer indignes, mais
    Ne sombrons pas dans le
    Fatalisme du genre  » moi j’ai été élevé comme
    Ça et je ne suis pas mort… Ou bien « tout est rendu cancérigène de nos jours… »

    Je crois que ça ne peut faire de tort à aucun enfant qu’on lui enseigne une alimentation saine, sans extrémisme
    Bien sûr…!

    1. Maman tannée de ces niaiseries Répondre

      Chère Jessy
      J’ai du mal a voir ou vous voulez en venir. Pensez vous sérieusement qu’on sait pas que c’est mieux de restreindre le sucre, manger des lesgumes, yada yada etc.? C’est justement le dit extrémisme que les parents dénonces ici!

    2. Judith Répondre

      Je suis tellement d’accord avec vous! Les règlements sont differents d’une école à l’autre. Je n’ai jamais eu de difficulté à faire les lunchs de ma fille. Ce n’est pas sorcier un repas équilibré! Si vous voyiez ce que les enfants ont dans leur lunch à mon école. Un pogo, une barre tendre du chocolat, des biscuits sucrés et du Gatorade… Et après tout ce sucre, on s’étonne qu’ils soient excités. L’école ne se limite pas à l’enseignement des maths et du français!

  14. abcdefg Répondre

    chialer pour des lunchs santé .. Aille c’est ben moeux s’empirer de cochonneries et apprendre ça a nos enfants qui se retrouverons avec des problèmes de santé et d’obésité plus tard ! ????

  15. Le gars qui mangeait du pain intégral avec du jambon maison et des légumes crus en 1982 Répondre

    Je pense que ça ressemble surtout à une croisade anti politiquement correcte, avec un petit ton provocateur ascendant réactionnaire. Bref une copie parfaite du genre d’humour qui nous corne les oreilles dans les galas.

    La bouffe dans des sachets jetable oui ça pollue pis oui on doit la limiter le plus possible. Quitte à manger des fruits frais.

    Apprends à cuisiner pour le souper pis utilise les restes pour le lunch du lendemain comme ça tu pourra satisfaire ton besoin d’être contre la vertu parce que c’est une autorité qui t’a dit de varier le menu.

    Pis non le sucre c’est pas bon, check le nombre de diabétique parmi ceux qui mangeaient de la tarte au sucre à tout les jours dans les années 70.

    1. parfaitemamancinglante Répondre

      Vous me semblez posséder d’excellentes aptitudes pour élaborer de grandes théories utilisant un maximum de mots du dictionnaire mais malheureusement, vous semblez un peu moins qualifié pour saisir l’idée principale et le second degré d’un texte relativement simple. Le concept de manger santé n’est pas remis en question dans cet article : c’est le peu de marge de manoeuvre laissé aux parents dans la confection des lunchs qui l’est. Vous remarquerez à la lecture des commentaires sur mon blogue que je suis ouverte à toutes les opinions mais peu encline à la condescendance même si je peux aussi être ben bonne là-dedans. Bonne journée !

      1. Le gars qui check le dictionnaire de temps en temps et qui cherche encore le mot celui qui voudrait dire "abus de sarcasme"

        « fair enough », mais désolé, j’ai oublié d’indiquer que le commentaire était au troisième degré, par dessus le texte au deuxième degré, j’ai plutôt rit en vous lisant car j’ai des exemples bien précis et bien pathologiques de commission scolaires ou d’écoles noyautées par des suprématistes anti-allergènes. Parce que moi non plus j’ai pas l’intention de céder à la dictature alimentaire, mais pas juste parce qu’on me dit que c’est bon pour moi.

      2. parfaitemamancinglante

        Amen 😉

  16. Annie Répondre

    Tant qu’à moi c’est la même histoire pour les camps de jour… Mais le festival de là sandwich est obligatoire…

  17. Maman de mes enfants Répondre

    malheureusement , c’est une des choses qui me fait redouté le jour ou ma fille commencera l’école durant une journée complète, donc qu’elle devras emmené des boite a lunche a l’école …..

    je veux faire l’école a la maison , elle va faire la pré-maternelle , histoire de lui montré les 2 monde et qu’elle sache a quoi sa ressemble … mais sincèrement … les coût faramineux d’autobus scolaire, de service de garde, de liste scolaire, d’inscription , de livre, de 3 paire de soulier et 8 efface STEADLERS et 20 cahier CANADA …. sans compté les maudit dîné et collation …
    oui c’est certain que c’est mieux mangé saint et santé, mais saint et santé selon les écoles , c’est du commercial et rien d’autres… tout se qui est fait maison n’est pas accepté … biscuit, barre tendre ,compote etc…. pourtant c’est se qui est le plus santé et le moins coûteux… je vais bientôt les suspecté les commission scolaire d’être d’amalgame avec les compagnie qui fournisse les OGM et d’avoir des placement dans Kelloggs et autres et de se faire subventionné par des compagnie qui ont les doigt long …

  18. Marisol Thibodeau Répondre

    Cette année mon fils avait un professeur allergiques aux petits fruits… qu’il soit frais ou non … donc même pas un jus aux fruits ni un yogourt aux fraises… un méga casse tête! Vivement les vacances

  19. Cendra Répondre

    Omg je suis tellement d accord avec elle! Une fois j ai osé envoyer un roll aux fruits à ma fille. On l a empêché de le manger. Et qu est ce que je vois ce vendredi là? Quelqu un a récompenser mon enfant avec un suçon! Wtf!? Pourquoi eux ils ont le droit de donner du sucre à MON enfant et pas moi? Depuis ce jour, je n ai jamais compris leur logique.

    Une autre fois, ils m ont même appelé pour que j apporte un autre lunch pour ma fille pcq il semblerait que de l hummus, c est une « sauce » (qualification de l educatrice qui ne connaissait pas ce que c etait) pas assez nutritive pour mon enfant (qui avait des galettes de riz, yogourt, fruit, barres tendres, ficellos ect, en plus dans son lunch).

    1. Audray R. Répondre

      Un soir, (trop tard, après de la visite impromptue) j’ai négligé de faire le lunch de ma fille de maternelle. Le lendemain matin ( beaucoup trop tôt et les deux yeux dans le même trou) j’ai fait un sandwich au beurre de peanut avec yogourt, fromage, pomme et melon pour son dîné. ( En oubliant complètement qu’une peanut égale mort). J’ai eu un mot par la boîte à lunch moi aussi plus un ton accusateur de ma fille pour m’aviser qu’elle avait dû manger son sandwich comme une pestiférée seule dans une autre pièce et que ça ne devait pas se reproduire sans quoi on m’appellerait au travail pour venir lui porter un lunch décent. Je cuisine beaucoup et ne nourris pas ma fille de repas congelés ( de toute façon nous n’avons droit à aucun four micro-onde donc aucun restant maison, imaginez le casse-tête de faire 5 repas par semaine qui se consomment froids!) alors moi j’appelle ça de l’ingérence…

  20. Dominique MacKay Répondre

    Moi qui me sentait coupable d’avoir nourri mes enfants avec des sandwichs au jambon et des ah! Caramel!!! Je réalise que je n’étais pas la seule. Mais, sérieusement, je compatie avec les parents d’aujourd’hui. Toutes les contraintes auxquelles ils doivent faire face pour remplir la boîte à lunch de leurs petits!

  21. Veronique Répondre

    Pouhahaha j’aurais tellement pu ecrire ce texte! Les lunch c est mon calvaire! Et quand je recois des billets de l’école je dois faire attention au mots qui sortent de ma bouche sous les regards de mes enfants! Ma fille aime les barres Special K aux fraises sur lesquelles il y a une minuscule ligne de glacage et bien ma fille m’a dit que madame x lui avait dit que c etait une collation sucré et non recommendé ….je bouillais!

  22. Geneviève Répondre

    Super ! Merci pour le texte rafraîchissant ! Plus je met de fruits et légumes plus je jette (ils reviennent applatis ou dégoulinant) et moins ma fille a mangé le midi. Je préfère qu’elle mange a sa faim le midi et me reprendre le soir pour les légumes.

  23. Isabelle Répondre

    Oui, c’est bien de leur faire manger des fruits et des légumes, mais je crois que d’obliger nos enfants à ne manger que ça ne les éduquent pas.

    Et je trouve ça dommage qu’encore une fois on nivelle par le bas. Comme il y avait des parents qui nourrissaient mal leur enfants, on fait une règle pour tout le monde.

    Mes enfants arrivent tôt à l’école, et ma fille me dit souvent qu’elle a toujours faim le matin. J’ai beau lui donner un bon déjeuner, reste qu’elle déjeune a 6hrs. Je cuisine beaucoup à la maison. Des muffins et galettes avec de l’avoine, de la farine de blé et des graines de lin. Je trouve dommage de ne pas pouvoir lui envoyer une bonne collation soutenante sans noix ni arachides fait avec le moins de sucre possible… Je me console, comme elle en mange pour dessert, elle a moins faim l’après-midi.

    Heureusement, les camps de jour sont moins strictes. Ça nous donne un petit break.

  24. Jeanne C. Répondre

    C’est cinglant à souhait, mais c’est le cas de tellement trop d’écoles!
    À celle de mon fils, deux règles: collations = fruit ou légume ou fromage, et aucune arachides.
    Si un enfant a une grosse allergie alimentaire dans SON groupe du service de garde, peut-être qu’une consigne sera ajoutée (par exemple pas d’oeuf).
    Pas de sucreries et bonbons je crois que c’est une règle partout, mais à mon avis, c’est juste logique de ne pas bourrer les enfants de sucre, surtout avant le retour en classe! Pauvre prof qui se ramasserait avec 23 amis boostés… Mais les desserts sucrés sont acceptés; j’envoie des Oreo ou des pâtes de fruits à l’occasion.
    Je n’ai jamais eu de billet parce que mon fils avait deux fois le même lunch dans la semaine. Si un jour ça arrivait, vous pourriez être assuré-e-s que j’appellerais illico la responsable du service de garde pour lui demander de se mêler de ses affaires ou de venir faire l’épicerie et les lunchs à ma place! Tsé, quand tu fais une lasagne familiale, tu t’arranges pour qu’il en reste et que ça fasse des lunchs. Et fiston aime ça manger des céréales le midi.

    J’ai entendu parler d’école beaucoup plus sévères! Les enfants ne doivent pas avoir de trucs emballés dans leurs boîtes à lunch. Les viandes froides sont interdites, trop de sel. Ainsi que toutes les noix, les oeufs, à cause des allergies. Ah et le poisson parce que les éducatrices du service de garde n’aiment pas l’odeur… Aucune sucrerie, aucune barre tendre, et je crois même qu’il y a des règles sur les yogourts! Ouf!

    LA seule chose que je reproche à toute ma commission scolaire, c’Est d’interdire les plats de lunch en verre. On s’entend, c’est du verre trempé, c’est solide. Ils disent que c’est dangereux parce que ça devient trop chaud. DE mon souvenir d’expérience de réchauffer du plastique, le plastique devient plus chaud que le verre. Et le plastique chauffé au micro-ondes, je ne ‘trust’ pas ça… Mais ce choix parental, je n’ai pas le droit de le faire à l’école…

  25. Bianca @ La Grande Déroute Répondre

    « Mon plus grand regret est que vous n’ayez pas participé à mon accouchement et à l’éducation de mon enfant pendant les cinq premières années de sa vie. Je remercie le ciel chaque jour d’avoir eu la chance inouïe de le maintenir en vie jusqu’ici malgré mon manque cruel de jugement. »

    J’ai pouffé de rire. Fort. 😛

    La fois où j’ai eu le plus de difficulté à l’ingérence dans la boîte à lunch, c’est cette fois où une diététiste (ou je ne sais qui au fond) est passé pour regarder les boîtes à lunch des enfants en montrant lesquelles étaient des «bonnes» boîtes à lunch ou non. -_-

    Ce que je trouve un peu dommage, c’est que si je prends mon exemple (passé, parce que maintenant, je les fais manger à la maison), c’est qu’en tout temps,à la maison, on a une belle alimentation diversifiée, avec beaucoup de produits frais non transformés pis toute pis toute. Mais à l’école, une fois de temps en temps, j’ai envie de nous faciliter la vie, de couper court, de faire plaisir à mes filles en leur permettant un lunch plus « funny »… et là, on me tombe sur le coco comme si on mangeait des sandmwichs au jambon matin-midi-soir 265 jours par année.

    M’enfin, j’ai bien appréci ma lecture 😉

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